La Ferme Haricot : les origines d’un é-co-lieu


La Ferme Haricot est un é-co-lieu = lieu collectif aspirant à l’autonomie et un fonctionnement écologique.

L’ouverture y est un maître mot.

Éric est l’initiateur de ce lieu, voici son témoignage :

Je trouve ses propos inspirants et positifs. En espérant qu’ils le soient pour vous aussi : )

N’hésitez pas à donner vos avis.

 

Burkina Faso : mon expérience

Changement d’espace-temps !

Au revoir la France…

1 mois au Burkina Faso -du 10 novembre au 10 décembre 2016-
Je vous partage les 2 récits que j’en ai fait pendant et après le voyage.
J’ai essayé d’être neutre quant à mes réflexions, en évitant les comparaisons entre la société française et burkinabé… pas évident.
Bonne traversée ; )

Zaabré ! Mon 1er topo après 10 jours au Burkina Faso :

Zaabré le Burkina !

– C’est le 2ème mois (novembre 2016) de la saison sèche et la journée il fait jusqu’à 38°C. La nuit la température baisse aux environs de 20°C. Cette année il y a eu peu d’eau pendant la saison de pluies,  les récoltes sont maigres.

Coucher de soleil = moustiques’ party

– Au niveau politique, en octobre 2014 le Président (en place depuis 27 ans) a été chassé par la jeunesse, il y a eu aussi des attentats… depuis peu le pays ouvre plus facilement ses frontières. Le Nord et notamment le Sahel est déconseillé (des personnes cagoulées rodent parait-il).

– Il y a peu de touristes occidentaux. Les nassaras (ou blancs ou blancs cassés) viennent surtout via des assos humanitaires.

– Le français est très présent mais tout le monde ne le parle pas, le moré est en majorité, puis d’autres langages comme le peuhl…

– L’espérance de vie est de 50 ans (j’ai ouï-dire), et les jeunes sont en grand nombre. Beaucoup ont un accès difficile à l’école (distance, coût des fournitures, travail avec la famille). En général, l’accès à l’information est compliqué. Internet est présent seulement dans les grandes villes.

– La majorité des routes est en terre battue avec des trous ici et là, et la circulation routière soulève constamment de la poussière… elle cause de nombreux problèmes respiratoires.
Beaucoup n’ont que leurs pieds et des vélos pour se déplacer (c’est courant qu’une personne fasse plusieurs dizaines de kilomètres pour aller laver ses affaires au lac ou aller chez le dentiste, j’ai même entendu qu’une femme avait mis 4 jours pour rejoindre la capitale…) ; les voitures sont en minorités par rapport aux motos japonaises…

À Ouaga, interpelé par un panneau ^^

– Le moustique est un autre fléau : il sort vers 16h jusqu’à 9h du mat (c’est ce que j’ai noté) et est tout petit, on ne le sent pas, on ne l’entend pas, sa piqûre ne gratte pas, il donne le paludisme, et maintenant la dengue de + en +… trop balaise ce petit être vivant…
Mais bon pas de soucis les locaux sont plus résistants que… nous : une moustiquaire, de l’anti-moustique (en naturel, l’huile essentielle de palma rosa est bien efficace) et des vêtements longs quand il fait « frais » et normalement ça passe !

– L’eau stagnante est fortement contaminée par la bilharziose notamment.
Celle du robinet, si elle n’est pas filtrée peut causer des troubles, surtout pour les estomacs occidentaux. De l’eau est vendue en bouteille, dans des pochettes plastiques, d’ailleurs des tas de choses se vendent dans des sacs plastiques qui finissent au bord de la route et dans les champs.

– À la radio, durant un trajet vers Ouagadougou, des gens de l’assemblée parlaient d’alcool frelaté, d’huile de vidange filtrée et revendue en huile alimentaire, de poissons radioactifs de Chine, de sacs de riz de 25kg qui n’en font que 22 ou remplacé par du plastique………

… À part ça les gens sont souriants et accueillants. Peu ou prou de gens dorme dans la rue (par contrainte ou manque de logement).
Je trouve qu’ils ont une intelligence collective remarquable. Même s’ils ne connaissent pas leur interlocuteur, ils se parlent sans barrière.

– Le top… le To !

To de maïs avec sa sauce tomate + piment

C’est le plat du pays, à base de mil ou de maïs et accompagné de différentes sauces.
De la meilleur à la moins bonne de mon avis : sauce tomate, sauce épinard + arachide, sauce Gombo, et Baobab… gluante et peu appétissante mais apparemment pleine de bonnes choses.

– Ici le Rocket stove ça promet d’envoyer du bois (en l’économisant bien sûr) : j’en ai fait 3 et plusieurs personnes sont super enthousiastes par cet technologie low-tech gratuite et + efficace que ce qu’ils utilisent habituellement.
Très heureux de partager mon petit savoir lors de 2 ateliers DIY.

Avec Félix, un infirmier dentiste bricoleur de Kongoussi, on a démarré un four solaire entonnoir, c’est son idée, et elle est bien cool, à suivre.

– Le Moringa est bien présent, j’ai des feuilles séchées et des graines.

– Les oiseaux chantent

– Le ciel est voilé

– La bière et le dolo de mil fermenté coulent à flot (parfois trop pour certains) dans les maquis (les bars d’ici)

– les ânes tirent les charrettes et les djembés résonnent… mais seulement dans les cérémonies

– Les cases traditionnelles sont faites de briques de terre séchées au soleil, et durent 6 ans environ… les modernes sont en  parpaings et mortier, c’est cher, c’est + chaud et – beau… mais ça dure comme chez nous. Youpi

C’est beau, c’est chaud !

– J’ai plusieurs fois discuté avec des gens d’ici et de là-bas sur ce l’image véhiculée (par la télé notamment) de « l’occident » en matière de technologie, de santé, d’alimentation, de mode et style de vie… est-ce bénéfique ou maléfique, utile ou non, bla bla…

Ensemble on va plus loin…

je me dis qu’il peut y avoir du bon à prendre si c’est adapté à la culture burkinabè (qui à mes yeux est + dynamique à la campagne qu’à Ouaga) et s’il y a une réflexion sur le pourquoi et la nécessité…
Félix me parlait des agriculteurs qui depuis des siècles labourent à la main et à présent certains voient les tracteurs sur les pubs et en veulent,  »ils passent du coq à l’âne » qu’il disait, « sans réfléchir aux conséquences ».
C’est une réflexion que je partage pour notre société aussi… même si tout est possible à réaliser, tout n’est pas nécessaire : Yes We Can ! But Do We Need It… m’enfin, ainsi soit-il, Amina !

Impressionné par leur travail d’équipe…

Barka pour avoir lu cette 1ère épisode de mon expérience aux pays des hommes et femmes intègres !

Marie cuisine au crépuscule

Voilà le 2ème épisode (écrit à mon retour en France) :

– visite d’une ferme spiruline,

De la spiruline

avec quelques crocos qui lézardaient aux alentours aux bords de l’eau

Le croco est au milieu de l’image… si si

– le four solaire avec Félix a bien avancé. Reste à fixer la partie réfléchissante à l’intérieur.

Avec Félix, le super bricoleur.

– petit cours de moré

Dialogue en Moré

– des infos flippantes sur les conditions vie et de travail des agriculteurs de coton notamment… tout de même l’intégrité des burkinabé ne semble pas être une légende, voir cet article sur l’abandon du coton transgénique par le Burkina Faso.

– j’ai pris connaissance de Thomas Sankara sur place.
Je suis allé à la pêche aux infos sur cet homme… quelle surprise de devoir aller au Burkina Faso pour voir son image un peu partout (comme celles de Bob Marley, et Gandhi), et l’influence qu’il a eût pour ce pays mais pas que, alors qu’il était aussi en relation étroite avec la France.
Assassiné l’année de ma naissance, je pensais que seuls les moins de 30 ans ne le connaissaient pas… en fait peu de personnes dans mon entourage ne le connaissait.
Je vous invite à le découvrir au travers des vidéos sur la toile.

– quelques discussions sur l’animisme encore présent mais de + en + délaissé au profit des religions chrétienne (catholique et évangélique), et musulmane moins contraignantes et plus attrayantes. Toutefois l’animisme reste ancré dans la vie quotidienne, apparemment.

Sur une colline, les animistes n’ont pas le droit d’y aller…

– visite à Bobo-Dioulasso où l’air et les rues sont + propres, la température + clémente, et la vie + douce. Les touristes sont + présents aussi.

Et d’autres photos sur le thème de l’Autonomie lors d’un évènement « écolo » à Ouaga, super intéressant et inspirant ci-dessous :

Pour finir voici ma réponse à une amie dont la question était « Comment fais-tu pour te lancer dans tes projets? je pense par exemple au voyage du Burkina Faso… » :

– Pour le Burkina Faso, j’y suis allé avec mes économies du chômage et mon nouveau savoir-faire : Four-solaire et Rocket stove.
J’ai pris quelques infos et contacts avant de partir mais n’ai rien programmé de figé.
J’ai débarqué et ai rejoint une amie dans un diocèse à côté d’un petit village.
J’ai commencé à voir comment mettre en pratique mon savoir avec les ressources locales. Et hop un premier rocket stove en boites de conserve. Je l’ai montré aux cuisinières et ai expliqué pourquoi et comment s’en servir, le bouche à oreilles à fonctionner modestement… 2 hommes ont voulu être « formés ». J’en ai fait pour d’autres… je suis parti sans savoir si ça s’était propagé, l’avenir le dira. Mais je ne me fais pas de film, d’autres ont fait pareil, et puis l’important n’est pas tant de savoir que ce qu’il se soit approprié ce que j’ai présenté mais plutôt que certains aient vu que même un français censé être riche utilise les ressources locales pour créer des outils servant à être autonome et libre.

J’ai envie de continuer dans cette dynamique à plusieurs, comme en Italie : participer à des caravanes solidaires.
Une autre est en projet pour l’Espagne, le Maroc, le Rwanda…

La Flex-Yourte : un éco-habitat portatif hors de la ville !


In french
En anglais

“Créer sa propre habitation” dans la pensée dominante de la société “occidentale” ça se fait avec du dur : en parpaing, avec des fondations, des angles droits, et tous les raccordements et aménagements nécessaires au confort…
Autant dire que pour une personne seule ça devient compliqué de construire son chez soi de A à Z.

“Creating your own house” in the dominant western society can sound hard : you need concrete, foundations, straight angles and all what is necessary to get best comfort.. at a high price, making this an almost impossible investmet to hold up.

Pour celles et ceux qui ont l’âme nomade et bricoleuse (ou pas, vous verrez que c’est à la portée de tout le monde), il existe la Flex-yourte !

For those who have the nomadic and handy soul (or not, you will see that it’s accessible to all), there is the Flex-Yurt !

C’est un habitat :
transportable dans une voiture type familiale ou utilitaire
soulevable par 2 personnes
dé-montable en 1h !
écologique car fait à partir de matériaux naturels et recyclés.

It is a habitat :
transportable in a long car
portable by 2 persons
1hour to set up and dismantle (with tarpaulin protection)
environmental friendly : with natural and recycled materials.

Avec la Roulotte Fai Da Te, nous avons fabriqué plusieurs flex-yourtes de toutes les tailles (il existe 3 tailles).
Quelques chiffres pour la flex moyenne :

– pour le mur : hauteur ~1m60, Ø 3m60 (une fois déplié), 48 bambous, 326 trous/cordelettes
– pour le toit : 24 bambous, 96 trous/cordelettes (dans le lien ci-dessous il est noté 120 trous, soit 5 par bambous, mais ici nous avons choisi de ne pas faire le dernier trou et d’utiliser une chambre à air pour assembler le toit et le mur, cf. photos ci-dessous)

We did several flex-yurts… the normal size one in numbers :

– for the wall : height ~1m60, Ø ~3m60 (unfolded ), 48 bamboos, 326 holes & pieces of rope
– for the roof : 24 bamboos, 96 holes & pieces of rope (in link below it’s written 120 holes, so 5 per bamboos, but we chose to don’t do the last hole and to use an inner tube to assemble the roof and the wall, cf. pictures below)

Voici un lien expliquant toute la partie construction sur la Flex-yourte (merci infokiosques.net).
Et maintenant, voici comment nous avons procédé, en photos :

infokiosques.net : this the link explaining all the construction.
And now, here is how we did, in pictures :

Sur ce site vous trouverez également toutes les infos utiles et notamment un calculateur qui dimensionne votre flex-yourte en ligne !

On this website you will find also all the informations, in particular a calculator which calculates dimansions of your flex-yurt online !

** Information – Conseil – Commande : boris@lautonomieauquotidien.fr **

Voyagez autrement sans vous ruiner : alternatives et premiers pas

Bouddha du Cambodge

À quelques mètres d’une statue de Bouddha au Cambodge

Pour celles et ceux qui veulent voyager, découvrir d’autres cultures, visiter des contrées lointaines sans se ruiner !

En dehors du tourisme conventionnel, qui peut être souvent onéreux et superficiel quant à l’expérience vécu : avion, hôtel, restaurant, visite guidée de monuments… il existe d’autres manières de voyager, par exemple : faire du volontariat, coucher chez l’habitant, faire de l’auto-stop…
Ces alternatives au voyage conventionnel sont la plupart du temps gratuites, mais l’avantage principal est qu’elles permettent de s’imprégner pleinement des us et coutumes d’autres pays.

Premièrement je passerai en revue quelques interrogations et doutes liés au voyage et aux premiers pas… parce qu’on aimerait bien partir dans un autre pays mais… il y a souvent une raison de ne pas le faire.
Deuxièmement je ferai un tour d’horizon des alternatives.

tintin_lao-tseu

Pour moi partir dans d’autres contrées ça a été l’occasion de faire de superbes rencontres, d’améliorer mon anglais et mon espagnol jusqu’à arriver à tenir une conversation.
Ça m’a permis d’apprendre de nouvelles coutumes et de prendre conscience que chaque contrée comme chaque individu pense différemment.

S’imprégner de cette différence apporte un nouveau regard sur le monde. Et la différence n’est plus une peur… en la comprenant elle devient une force.
À présent je sais que je peux aller dans n’importe quel pays et par n’importe quel moyen de transport, c’est un formidable sentiment de liberté et d’autonomie. Rien que ça 🙂 !

Lao Tzeu a aussi dit : « Un voyage de 1 000 lieux commence toujours par un pas. »

Les interrogations liés aux premiers pas

Bien sûr même si l’envie est là, bien présente, lorsqu’il s’agit d’une expérience nouvelle il peut y avoir un tas de doutes venant bloquer le passage à l’acte :

J’aimerai bien mais…

«ce n’est plus de mon âge»
On connaît tous l’expression «le voyage forme la jeunesse»… mais celle-ci me paraît plus complète et juste «les voyages sont l’éducation de la jeunesse et l’expérience de la vieillesse» (de Francis Bacon).
J’ai rencontré des personnes de toute âge qui sont parties à la découverte du monde en empruntant des voies alternatives. Certaines avaient fait une pause dans leur boulot, d’autres ne voulaient pas attendre la retraite, toutes avaient à cœur de vivre une expérience en dehors de leur quotidien bien ordonné.

«j’ai peur d’être loin de mon entourage, de ma région natale»
«ce n’est pas pour moi c’est pour les aventuriers» 
Le connu rassure, l’inconnu fait peur, et pourtant perdre ses repères quotidiens dans un pays où tout semble différent permet de porter un regard nouveau, d’élargir sa vision.
Si vous n’avez jamais fait l’expérience de quitter radicalement votre routine plusieurs semaines, je vous assure que ça vaut le coup. On en revient grandi, serein, avec une ouverture d’esprit propice à d’éventuels changements.
Et pour les parents je vous conseille le site Voyages et enfants, et cet article notamment pour les mères de famille. Vous y trouverez des conseils, astuces et autres témoignages pour vous aider et rassurer à franchir le pas en famille.

«ça va me coûter trop cher»
On va le voir plus loin, si l’envie est vraiment là, se retenir de voyager à cause de l’argent n’est pas une raison suffisante. Par exemple il est possible de dépenser seulement 400€ pour un séjour de 3mois en Angleterre, en faisant de l’auto-stop au maximum, du wwoofing… c’est du vécu 😉

Plantation de riz, ragi et varagu en Inde

Plantation de riz, ragi et varagu en Inde

«faut que je prenne l’avion, mais ça pollue»
Pour ce qui est de partir à l’autre bout du monde, l’avion devient presque incontournable surtout lorsqu’on n’a que quelques semaines.
L’idée de prendre l’avion m’a posé un gros cas de conscience, et peut-être qu’à vous aussi. Je pensais à l’écologie, à la pollution… je trouvais ce n’était pas compatible avec mes valeurs (voir cette excellente vidéo de Groland à ce sujet)… mais l’envie de parcourir le monde, l’Asie notamment (pour aller rejoindre un ami qui y vivait), était profondément là. Et le but n’était pas de juste consommer, mais d’expérimenter un autre mode de vie.
Prendre l’avion pour aller voir un match de foot le temps d’un week-end… ou faire du wwoofing et partager le quotidien d’autres habitants de la Terre, de découvrir leur culture… y-a t-il une raison plus légitime que l’autre de prendre l’avion pour aller à l’autre bout du monde ? C’est bien sûr à chacun d’y répondre, de mettre dans la balance le pour et le contre avec conscience, en respectant ses valeurs. Mode éthique activé 😉

Il y a aussi la possibilité de calculer et de compenser l’impact carbone causé par le transport en faisant un don à un organisme (Goodplanet par exemple) qui réalise des projets de réduction d’émissions de gaz à effet de serre en plantant des arbres, etc.
Le secteur aéronautique recherche activement et trouve des solutions pour diminuer son impact environnemental en réduisant sa consommation énergétique (et faire des économies of course), et en projetant d’utiliser d’autres sources d’énergie moins polluantes que le kérosène… affaire à suivre. Ces solutions, de mon humble avis, ne devraient toutefois pas être une excuse pour s’envoyer en l’air à tir-larigot.

«je n’ai pas le temps, je travaille»
Ça serait dommage d’attendre la retraite pour réaliser une envie très présente. Prendre une semaine de congé dans un pays ou une région limitrophe sera déjà une bonne première expérience. Vous pouvez par exemple aller dans un chalet perdu dans la montagne, le temps d’une petit semaine sans presque rien débourser en faisant du volontariat.

«mon anglais est trop mauvais»
Nawak !
En partant de ce principe, il n’y a rien d’autre à faire que de rester dans votre canapé et continuer de s’évader avec les boutons qui changent le monde et donne l’impression de voyager grâce à l’écran plat… très plat.
Ou alors vous pouvez regarder cette vidéo (et les suivantes) pour ne pas faire de votre niveau en anglais une mauvaise excuse.

Et surtout je vous recommande celle-ci pour trouver ce qui vous motivera à apprendre une langue !
Qu’importe votre niveau vous avez très certainement déjà des bases pour vous présenter, dire bonjour… le reste viendra en parlant, dîtes-vous que la grande majorité des gens auront plaisir à vous aider à améliorer votre anglais.

Si vous souhaitez améliorer votre anglais (ou d’autres langues) dés maintenant, Duolingo est un super site. Il utilise une méthode d’enseignement basé sur la ludification, sous forme de jeu. Enjoy 😉

Petit tour d’horizon des alternatives

L’hébergement seul :
Vous pouvez dormir chez l’habitant grâce au couchsurfing : c’est le site le plus important de service d’hébergement temporaire et gratuit.
Le site est en anglais mais intuitif et facile d’utilisation. Après l’inscription gratuite il reste à mettre une description plus ou moins brève de vous dans votre profil (partie qui peut rebuter certain-e-s mais qui est importante pour installer un climat de confiance avec d’autres couchsurfers).
Vous pouvez choisir d’être hôte et/ou d’être accueilli dans plus de 200000 villes que ce soit pour une ou plusieurs nuits.
C’est un très bon moyen pour échanger avec des locaux et connaître les bons plans sur ce qu’il y a à faire dans les alentours.
Vous pouvez aussi préciser que vous ne voulez faire que des rencontres, dans le cas où vous voulez faire une première approche avant de vous lancer ou simplement pour voir des gens du monde entier dans votre ville. Il y a une communauté internationale de couchsurfers et dans chaque grande ville des rencontres sont régulièrement organisées.

Le volontariat :
Il existe le WWOOFing (« World Wide Opportunities on Organic Farms ») pour aller travailler dans une ferme, une exploitation agricole ou chez des particuliers qui sont dans une démarche biologique.
En règle général pour 5-6 heures de travail, 5 jours par semaine vous êtes nourris, blanchis et logés.
Pour avoir accès à la liste des hôtes il faut s’inscrire et payer une adhésion de 25€ pour une personne seule pour une année et par pays… si vous voulez faire du wwoofing dans plusieurs pays il faudra payer pour chacun d’entre eux une adhésion.
Cette pratique de volontariat a été créée en 1971 en Angleterre et s’est répandu un peu partout dans le monde, c’est une opportunité de voyager tout en apprenant de nombreuses méthodes de jardinage et de culture de la terre.

Récolte de fumier au Portugal

En train de cueillir du fumier au Portugal

À présent de nombreux réseaux de ce type ont émergé, Workaway et Helpx font partie des plus connus.
Le principe est le même que celui du wwoofing : travail en échange du gîte et du couvert, à la différence que ceux-ci sont plus généraux dans les activités proposées (garde d’enfants en France, aide dans un hôtel à Taïwan, s’occuper de huskies en Finlande…). L’inscription donne directement accès aux propositions du monde entier (contrairement au réseau Wwoof).
Avec Workaway vous pouvez voir la liste des hôtes mais pour les contacter l’inscription coûte 23€ pour une année pour une personne.
Pour Helpx l’inscription est gratuite. Pour accéder à la liste complète des hôtes et les contacter la cotisation est de 20€ pour deux ans.

Petit conseil pour ne pas avoir de surprise : bien clarifier et demander la confirmation de ce que propose les hôtes dans leur description avant de dire oui.

Reste à voir le déplacement maintenant :

L’auto-stop :
Au-delà du critère économique et écologique de ce type de déplacement, il s’agit surtout d’appréhender un nouvel état d’esprit. Aller d’un point A à un point B en se laissant guider par l’inconnu.
Ça fait peur, on se dit qu’avec ce qu’on entend aux infos c’est de la folie de faire du stop… mais la réalité est tout autre. En essayant, même sur une courte distance, vous vous rendrez compte que les gens ont envie de rendre service sans rien attendre en retour, si ce n’est le plaisir d’avoir aider une personne 🙂

J7 STOCKHOLM (7)

De Stockholm à Sundsvall… un ami prend la photo, dans quelques minutes un taxi va nous embarquer gracieusement !

De tous les échanges que j’ai eu avec d’autres auto-stoppeurs, il y a un avant et un après le premier stop effectué. Avant c’est souvent l’appréhension, le doute, la remise en question… puis lorsqu’on est au bord de la route avec la volonté, la patience et le sourire il y a forcément une personne qui s’arrête, et là c’est le réconfort. Un-e inconnu-e a répondu à votre attente de manière désintéressée… trop sympas les humains.

Vous pouvez aborder le stop de différentes manières : en vous organisant avant en choisissant le lieu, en préparant un panneau, en ayant l’air le plus sympa possible de façon à mettre toutes les chances de votre côté pour arriver au plus vite à destination.
Ou en faisant une entière confiance face à l’inconnu, sans planifier, sans contrainte de temps, avec une approche plus spirituelle et la conviction qu’une personne s’arrêtera. Que cette personne sera la bonne personne parce que vous l’aurez attiré grâce à l’énergie que vous dégagez.
Entre et au-delà de ces deux approches il en existe un tas.

Faire du stop est avant tout une question de bon sens (faire du stop seul-e la nuit sur une route de campagne n’est pas une très bonne idée), de respect, de confiance, d’envie de partager et de curiosité.

Si vous êtes intéressé-e par l’aventure, il existe des sites spécialisés qui donnent des conseils et les bons spots selon la ville et le pays : pour la France et le monde entier Hitchwiki (hitchhiking = auto-stop en anglais), pour la France Lève ton pouce et Rezopouce où vous trouverez un réseau d’auto-stop organisé.

Si vous ne connaissez pas encore Nus et culottés je vous conseille de regarder leurs vidéos, ça peut inspirer.

Le bateau-stop :
C’est surtout pour dire que ça existe que j’en parle, par contre pour y arriver il faut de la patience et un bon budget bien souvent. Personnellement je n’ai pas réussi à en faire.

Il y a plusieurs façons de faire du bateau-stop (voir aussi cet article d’Hitchwiki) :
– dans une marina en demandant directement aux navigateurs

– grâce aux nombreux sites internet qui mettent en relation les skippers et les équipiers : vogavecmoi bateau-stop stw pour ne citer qu’eux. Avoir de l’expérience en tant qu’équipier est plus qu’apprécié.

– les cargos sont à proscrire, du moins c’est très réglementé et cela revient cher.
J’ai tenté à Lisbonne de monter dans des cargos mais sans aucun succès.

– avec les ferries, en embarquant dans le camion d’un routier.

Si vous connaissez d’autres tuyaux vous pouvez les partager dans les commentaires, merci 🙂

Le covoiturage :
Pratique bien connue maintenant : il y a bien sûr le fameux site Blablacar, il en existe également de nombreux autres où il n’y a pas de commissions ajoutées au prix du trajet comme ceux-ci : FreeCovoiturage et Covoiturage-libre.

Le bus :
Le bus peut également être une bonne alternative pour traverser l’Europe, de nombreuses compagnies font des offres très intéressantes, parfois pour seulement quelques euros il est possible de faire des centaines de kilomètres.

Le coavionnage :
Oui ça existe, Coavmi, Wingly, Wingshare et Aerostop entre autres sont des sites où les pilotes privés ayant prévu d’effectuer un trajet en avion proposent leurs places vides.

Par contre il faut en profiter tant que c’est possible et abordable car la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) prévoit des réglementations restreignant cette pratique.

J10 LULEA (24)

À Lulea. La nuit précédente une arore boréale s’est montrée.

En conclusion, le voyage alternatif permet, selon moi, de découvrir ce qui nous connecte chacun et chacune à l’autre. Il est souvent d’une intensité remarquable.

Ce qui est super, par exemple après avoir expérimenter l’auto-stop, c’est qu’en prenant sa voiture à son tour lorsqu’on croise un auto-stoppeur on s’arrête avec le sourire, le virus de la confiance se propage et circule.

Le voyage alternatif permet de dépasser ses limites et ses croyances, de faire une véritable pause dans un quotidien qui va à toute allure pour arriver à apaiser et reconsidérer les choix que nous faisons et faire resurgir les envies, les besoins profonds.
Bien sûr pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour ça, à côté voire même chez soi peut suffire… il faut parfois du temps pour s’en apercevoir.

L’herbe est-elle plus verte ailleurs ? En tout cas le voyage dé-couvre une autre réalité.

Mode philosophe activé !

Merci à toutes les personnes qui m’ont inspirées et poussées à voyager, m’ont ouvert mon cœur et ma tête, pour leur confiance, leur accueil.

Merci à cette grande famille dont j’ai la chance de faire partie… l’Humanité… dans cette belle maison qu’est la Terre.

Mode bisounours activé !

Si vous voulez aller plus loin, voici ce très bon blog : Le Sac à Dos. Vous y trouverez un tas d’infos sur le voyage.

J’espère que cet article vous a motivé pour réaliser votre envie de voyager… il suffit d’un premier pas !

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