Être écolo, Être heureux… Pourquoi choisir ?

Je me suis posé cette question récemment : à quoi ça sert d’avoir un mode de vie écologique si c’est pour ne pas être heureux ?
Puis d’autres questions sont venues : qu’est-ce qu’il y a derrière les valeurs écologiques et comment le bonheur personnel peut s’allier à l’écologie ?

Répondre à ces interrogations pour apporter un regard nouveau et plus ouvert sur la façon d’aborder le monde, et pourquoi pas donner encore plus de sens au quotidien.

J’espère vraiment que ça t’apportera quelque chose de positif, comme cela m’a apporté.

1. Je vais parler Écologie
2. Je vais parler Bonheur (ou presque)

1. L’écologie, parfois synonyme d’austérité, parfois de nécessité, parfois une chimère, parfois une évidence vitale.

Bien, partons de la base. Étymologiquement, écologie est construit sur le grec οἶκος / oîkos (« maison, habitat ») et λόγος / lógos (« discours ») : c’est la science de l’habitat, qui étudie les interactions des êtres vivants entre eux et avec leur milieu.
Par milieu on peut donc entendre maison, communauté, environnement, planète Terre…

Choisir le référentiel, entre la maison et la planète, va complètement changer la manière d’agir, d’être, de faire. Tu es d’accord avec ça ?

Par exemple, je peux penser à bien entretenir ma maison qu’importe la manière.

Ou je peux y penser en prenant conscience que l’eau potable n’est pas une ressource inépuisable, que les produits ménagers ne sont pas sans conséquence pour l’environnement même s’ils sont épurés, que l’électricité et le gaz sont produits loin du bouton que je pousse, à partir de ressources limitées générant des déchets complexes… ok ! j’arrête là.

Si je pense à tout ça et bien d’autres choses, et bien je peux choisir :

– 1ère option : je ne me soucie pas de continuer de faire comme d’habitude, avec mes raisons qui me sont propres « c’est d’abord les industriels et les États qui devraient s’occuper de cette affaire »

– 2nde option : je me sens responsable, à mon échelle, des conséquences sur l’environnement de chaque acte de mon quotidien, et je fais un pacte avec moi-même.
Comme ce que décrit Don Miguel Ruiz avec les accords toltèques.
C’est la même chanson qu’avec les relations, pour qu’elles soient saines et durables il y a quelques principes à respecter, et avant tout s’y intéresser.

Et bien pour que je me sente plus connecté à mon milieu (habitat, nature, Terre…), j’ai besoin de m’y intéresser et de comprendre quels sont les effets de mes interactions avec lui.

Je te laisse deviner quelle option j’ai choisi.

Choisir la 1ère option, c’est facile.

Choisir la 2nde, c’est facile aussi ; à la différence que tu réfléchiras plus, tu t’informeras sur ce sujet vivant, tu apprendras des tas de choses :
– comment rester centré face à tes amis et ta famille qui te poseront des tas de questions et mettront en branle ta cohérence
– comment entretenir ton corps (te soigner, te laver, te nourrir) avec des produits naturels (pas issus du pétrole, de la chimie) et savoir que la Terre s’en porte mieux
– comment faire rimer écologie avec économie
– etc.

« d’un point de vue statistique, aller à l’encontre de la nature (et de son importance statistique) est irrationnel ! Malgré le tapage médiatique financé par les fabricants de pesticides et autres grandes entreprises, il n’existe pas de définition rigoureuse connue de la rationalité qui rende rationnel le rejet de ce qui est ”naturel” – au contraire ! » extrait de Jouer Sa Peau de Nassim Nicholas Taleb.

J’aime beaucoup la façon de communiquer d’Idriss Aberkane et Gunter Pauli sur l’écologie et l ‘économie.
Ils prônent le fait que ce qui est considéré comme un déchet pour la majorité, est considéré comme une ressource super intéressante pour d’autres, avec une plus-value énorme puisqu’un déchet personne n’en veut, et donc ça ne coûte rien en matière première.

Dans la nature il n’y a pas de déchets, tout ce qui meurt nourrit le vivant – Keep this in mind !

2. Le bonheur… qu’est-ce que c’est ?
Avoir une vie pleine de sens, une raison d’être, un “Pourquoi ?”
Avoir des relations authentiques et profondes.
Être libre, riche.
Se sentir connecter à ce qui vit en soi, ici et maintenant.
Aimer ce que tu fais, faire ce que tu aimes et être dans le Flow.
Se sentir connecter à Tout.
J’ai envie de dire que c’est tout ça !

Perso je ne sais pas donner une définition précise de ce qu’est le bonheur. Tout ça pour ça ! 
Je l’associe à une sensation de satisfaction profonde.

Pour revenir à l’alliance du bonheur et de l’écologie, je sais qu’en pensant à la conséquence écologique de mes actes m’a donné une certaine discipline, pas tous les jours évidente à appliquer, mais qui sur le long terme donne ses fruits : du sens.
Le sentiment de respecter le vivant, moi, mes proches et tout ce qui vit invisible à mes yeux.

Tomber dans l’austérité et ne plus être heureux avec cette « conscience écologique » est quelque chose qui peut aussi peut arriver.

Ça m’est arrivé, je faisais de l’écologie un dogme, une fin en soi.
Alors qu’en la voyant comme un outil pour ouvrir ma compréhension et ma connexion au vivant, je comprends mieux ce qui m’anime et comment le transmettre.

Au final il s’agit simplement d’apprendre, pour comprendre, pour aimer, pour être heureux-se. « Et oui, je la joue romantique encore »

Poser ces mots m’a permis de voir que ce n’est pas d’avoir des valeurs et un mode de vie écologiques qui me procure du bonheur, mais c’est de savoir que je participe du mieux que je peux à pérenniser un monde viable pour mes nièces (puisque je n’ai pas encore d’enfants).

Pour transmettre à qui que ce soit, quelque soit l’âge, la religion, la nationalité, cet intérêt pour le respect de la nature, de l’environnement dans lequel je vis, de la Terre, de notre maison.

Que penses-tu de cette réflexion ?

Créer un Collectif de Récup’ Alimentaire chez Soi

récup alimentaire

Chaque année en France 1,3 millions de tonnes de nourriture encore consommable gaspillée (source : www.planetoscope.com + www.nouvelobs.com)… voilà ce qui nous a motivé, avec quatre acolytes puis de nombreux autres ensuite, à récupérer les invendus et invendables à Nîmes, … Continuer la lecture

Le Don dans la Relation

Temps de lecture : 10 min / Mis à jour : 18 Sept 2020 / 2014 mots

Avoir de bonnes relations avec les autres, avoir une vie sociale épanouie, c’est une des choses que tout le monde veut dans notre société.

Pour certain.e.s, avoir de bonnes relations tout au long de leur vie est une compétence innée, tandis que pour d’autres ce n’est pas si évident. Parfois la volonté ne fait pas tout. Il y a quelques principes à respecter.

C’est le but de cet article : mieux comprendre ce qui se joue dans une relation (sa création, son entretien, son apogée, ses creux, son déclin).

C’est un sujet qui m’intéresse depuis longtemps, et ces dernières années j’ai orienté mes lectures, mon attention et mes échanges vers ce thème important de la vie.

Un livre, « La Révolution du Don » m’a particulièrement intéressé.
J’en ai fait une synthèse, à partir d’extraits notamment, que je ponctue d’exemples et réflexions personnels. Les extraits du livre sont en italiques.

Dans ce livre, les auteurs, Alain Caillé et Jean-Édouard Gresy, expliquent que toute relation qui fonctionne sainement, efficacement et durablement (entre personnes, groupes, dans un collectif, une association, une entreprise…) est basée sur le don, et le sentiment de dette (ce mot n’est pas à considérer péjorativement comme tu le verras dans la suite de l’article).

Dans ce premier article je me concentre sur le don dans la relation entre deux personnes.

Un second suivra et portera sur la relation dans un groupe / collectif / association. Ces deux articles seront étroitement liés.


Voilà comment ça commence :

 De façon synthétique, on peut dire que, dans ces sociétés archaïques, les échanges, les « contrats » et les relations sociales s’organisent selon la logique d’une triple obligation de donner, recevoir et rendre. Autrement dit, on ne peut pas y devenir un sujet social à part entière, une personne pleinement reconnue, sans s’efforcer de prouver sa valeur en effectuant des dons. Symétriquement, on ne peut pas refuser le don qui vous est fait, sauf s’il est sociologiquement notoirement inadapté en raison d’un trop grand écart de statut social entre le donateur et le donataire. On ne peut pas, enfin, ne pas rendre les dons reçus, mais il faut le faire en rendant plus et plus tard. Rendre tout de suite la même chose ou son équivalent reviendrait à refuser la relation de don et d’endettement mutuel.

 La première leçon à retirer des découvertes de Mauss est que tous les sujets sociaux, nous tous, que nous le voulions ou non, inscrivons notre existence dans une logique de l’alliance (ou de la défiance), du don et du contre-don, de dettes et de créances.


« demander, donner, recevoir et rendre ». Ces quatre temps impriment la dynamique des échanges, comme une règle immuable qui fonde la naissance d’une relation, permet son entretien ou provoque sa mort. Mais ce cycle du demander-donner-recevoir-rendre (DDRR) ne prend sens et effectivité que sur fond de son opposé, le cycle du « ignorer, prendre, refuser et garder » (IPRG) dont il s’est extrait et dans lequel il peut à tout moment s’inverser.

Pour qu’une relation se crée et se perpétue, il y a forcément quelqu’un qui commence à donner, que ce soit quelque chose de matériel, ou d’immatériel comme de l’attention, un service…

Et ce premier pas s’accompagne d’une demande, implicite ou explicite :
« veux-tu t’amuser avec moi ? »
« veux-tu faire un bout de chemin avec moi ? »
« j’aime ta personnalité et je voudrais te connaître plus en passant du temps avec toi car je pense que tu me ferais évoluer, veux-tu aussi ? »
« je ressens des émotions agréables en ta présence, j’ai envie de prolonger cet état »
« je sens qu’avec toi mes projets de vie prendraient tout leur sens »
« je me sens attiré par toi, que ce soit intellectuellement, émotionnellement, spirituellement, professionnellement, etc. Voyons jusqu’où ça nous mène ? »…

Ces demandes passent par des voies plus ou moins directes : un geste, un sourire, un mot, une blague, une conversation, … qui montreront l’intérêt porté à vouloir débuter une relation.
Isabelle Filliozat parle d’être sujet dans la relation dans son livre “Les autres et moi” dont j’ai retranscris quelques extraits dans mon premier article sur Les Relations.

Un lien peut être fait avec la demande décrite dans la communication non-violente / bienveillante.

4 étapes de la communication non violente
Tout part de là

La demande répond à un besoin lié à une émotion / sentiment à satisfaire.

 Demander avec les formes
Cette première étape, celle de la demande, est certes parfois presque invisible quand autrui nous connaît à tel point qu’il répond à nos attentes sans même que nous ayons besoin de les exprimer. Demander suppose de savoir évoluer finement entre le trop explicite et le trop implicite. Tout l’enjeu consiste à préserver la spontanéité du donateur, à faire en sorte qu’il ait assez de liberté à le faire pour avoir tout simplement envie de le faire. Qu’il subsiste ainsi une marge de jeu dans l’obligation de donner pour répondre à la demande. Comment, donc, bien demander, dans les formes ?

Suite à cette demande, implicite ou explicite, l’autre y répondra en donnant soit exactement ce qui aura été demandé s’il veut entamer la relation, soit à côté s’il ne veut pas pour le moment.

J’ai remarqué que lorsque je donne (informations, choses, attention…) trop et trop vite, la personne en face se désintéresse. Elle se désintéresse parce que cela va au-delà de ce qu’elle voulait/pouvait recevoir, et parce que j’ai donné sans faire attention à ce que cela réponde de manière appropriée à une demande de sa part.
Si c’est dans le cas où elle est en demande, alors ces dons peuvent être acceptés.

Le facteur temps est primordial dans la création d’une nouvelle relation.
Elle suit un certain rythme (un bon livre à ce sujet « La Danse de la Vie » écrit par Edward T. Hall) allié à l’alternance entre donner et recevoir, et amène à un sentiment de réciprocité.
Et bien sûr nous n’avons pas le même rythme, il s’agit de s’accorder avec celui d’autrui. Chacun faisant un pas vers l’autre pour s’harmoniser.

J’ai conscience également que lorsque c’est moi qui reçoit trop, sans que je n’ai ‘‘rien’’ demandé, je me désintéresse et ai plutôt envie d’éviter ces dons.

Un exemple que j’ai vécu récemment : une nouvelle connaissance m’a donné plein de choses (matérielle et immatérielle) régulièrement, dans un court laps de temps alors que la relation ne faisait que commencer.
Il est arrivé un moment où j’ai ressenti une grosse dette, un poids, une surcharge, un rejet, et je ne pouvais rien faire d’autre que de la mettre à distance.
Elle me donnait avec un rythme qui lui était propre, mais mon rythme était différent, et je n’arrivais pas à refuser ses dons.
Après plusieurs semaines de distance, mon envie de revenir dans la relation est revenu, et j’ai pu mieux exprimer mon rythme.

Je vois le phénomène Attraction – Répulsion, ou Rapprochement – Éloignement, ou Obligation – Liberté. comme quelque chose de naturel, qui fait référence au rythme dans la relation.
Si les échanges se font crescendo, réciproquement, ça va.
Si l’un des deux va toujours trop vite ou lentement alors ça bugue, la relation est déséquilibrée et l’un des deux (ou les deux) va rejeter l’autre ou prendre ses distances.
Par contre si les deux sont attentifs au rythme de l’autre, tout en respectant le sien, la distanciation peut être bien venue et vécue, qu’elle soit anticipée ou spontanée.

À l’extrême, si une personne n’est ni en demande, ni dans le don, ni dans la réception, ni dans le rendre, je peux me sentir gêné, désarmé, agacé de ne pas arriver à tisser un lien, perdant mon énergie à continuer parfois.
Il est donc sain d’arrêter quand il n’y a aucune réciprocité. Ou faire comprendre à cette personne que si elle veut rentrer en relation pour sortir de sa bulle, il y a un processus à enclencher…

J’arrive à accepter cette non réciprocité, car j’ai pendant longtemps été dans le refus d’être en relation, par ignorance et manque d’estime. Il a fallu de belles âmes, de bons ami.es pour me sortir de ma bulle.


 Recevoir avec gratitude
Si la manière de donner est aussi importante que ce que l’on donne, il en va de même de la manière de recevoir. Afin d’éviter que nos dons puissent être ignorés, nous faisons beaucoup d’efforts pour les rendre manifestes.

D’une certaine manière, la plus grande violence que l’on puisse faire à un individu consiste à lui refuser toute forme de reconnaissance. Cette dernière est tellement importante, assimilable au « besoin de respirer », que l’on préfère souvent être reconnu négativement par quelqu’un qui a de l’importance à nos yeux, plutôt que d’en être ignoré.
Le débat sur ce thème a rebondi dans les universités du monde entier depuis une vingtaine d’années, à la suite du livre du philosophe et sociologue allemand Axel Honneth, La Lutte pour la reconnaissance, où il pose que le désir premier de tout être humain est de devenir visible aux yeux des autres et d’en être reconnu.
Mais cette reconnaissance se joue et s’obtient (ou se voit refusée) dans une triple dimension :
Dans la sphère de l’amour qui touche aux liens affectifs, nous aspirons à avoir confiance en nous en obtenant d’être reconnus dans notre singularité.
Dans la sphère du droit, nous aspirons à la dignité en obtenant que chacun agisse respectueusement envers soi.
– Enfin, nous aspirons également à une considération sociale au travers de nos activités pour acquérir le sentiment de notre propre valeur. Dans cette dernière dimension, prendre sans reconnaître les dons est assimilable à de l’exploitation.
Le déni de reconnaissance se vit comme du mépris ou de l’humiliation, voire comme la perte du sentiment d’exister.


 Rendre de bon cœur
Rendre n’est pas redonner quelque chose d’équivalent, c’est donner à son tour. Rendre plus, c’est rendre l’autre à nouveau débiteur et toujours en lien car de nouveau en dette même si le jeu s’est inversé.
Comme il a été dit, recevoir un don avec gratitude, dire merci et accepter que l’autre soit en situation de donateur, c’est déjà une manière de rendre.
Et le paradoxe démontré par Jacques Godbout, c’est que, dès lors que la réciprocité dans le don et le contre-don est établie, la dette négative, qui fait que l’on se sent forcé et infériorisé du fait de notre difficulté à rendre, se transforme en dette positive, « celle qui n’est pas vécue comme dette à rembourser, mais comme reconnaissance : on reconnaît avoir reçu beaucoup sans pour autant ressentir une obligation, mais plutôt un désir de donner ». Cet état de « dette mutuelle positive » transcende la règle de l’alternance au point qu’on ne puisse plus distinguer donateur et donataire, don et contre-don étant réalisés dès lors avec tout autant de liberté.

Il peut y avoir quelques exceptions à la règle du rendre plus tard, dans ces cas :
– au démarrage d’une relation où l’on ne souhaite pas commettre d’impairs en rendant trop ou trop peu, pas assez ou trop vite, rendre l’équivalent peut être une solution de compromis transitoire.
– lorsque la relation est « contractée » à durée déterminée et que la fin est d’emblée anticipée par chacun en recherchant précisément à être quitte au moment de se quitter.

Pour que la valse du don fonctionne, il convient de lui préserver sa part d’ombre, de spontanéité, d’authentique et de ratage. Ou encore, comme le disait Sénèque (4 av. J.-C. À 65 ap. J.-C.) dans son grand livre sur le don, Les Bienfaits (De Benificiis), il faut que celui qui a donné l’oublie aussitôt et que celui qui a reçu ne l’oublie jamais. »


J’en conclus qu’en tout début de relation, il est bon de lire entre les lignes pour comprendre qu’elle est la demande, pour donner avec justesse. Voir comment c’est reçu, et rendu. Puis la relation peut aller vers de plus grosses demandes, dons, en restant vigilant à bien recevoir et rendre…

Avec le temps, les rythmes de chacun.e se synchronisent davantage et s’équilibrent naturellement. Les dons se font avec le cœur et réciproquement.

Avec du temps et de l’attention se crée une relation de confiance, d’amour, quelque soit ça forme :

différents stades amoureux

Et toi que penses-tu de cette dynamique du don dans tes relations ? Ton avis m’intéresse !

Participation Libre

Participation Libre, ça veut dire :

tu es libre de payer ce que tu veux. Si tu ne sais pas quelle valeur donner, je peux t’aider dans l’estimation d’un prix.

Voici mon compte Tipeee.
Et à droite il y a un encart Participation Libre où tu as la possibilité de faire un don.

tu es libre d’échanger un bien ou un service de ton choix. Voir la liste de mes besoins du moment plus bas
tu es libre de ne rien payer et de ne rien échanger. Tu peux juste profiter et utiliser les infos de ce site
je suis libre de recevoir quelque chose de matérielle ou d’immatérielle ou rien.


Voici ma liste des objets et services que j’aimerai avoir en ce moment  :

– accordeur de guitare
– vélo pliable et/ou électrique
– trottinette tout terrain et/ou électrique
– soins ayurvédiques
– cours de chant
– découverte culinaire
– cours de danse
– cours de capoeira / yoga / massage
– liseuse numérique


Il n’y a rien d’obligatoire et rien d’interdit, exactement comme on le fait entre ami.e.s., on se fait plaisir et on fait plaisir à l’autre dans des échanges improvisés.

Ma réflexion sur l’argent s’affine. Celle sur le don aussi.
Le RSA comble mes besoins financiers pour vivre frugalement dans cette société, et me permet de partager librement mes expériences autonomes.

Une lecture récente m’a conforté sur ce chemin : “La Révolution du Don” d’Alain Caillé et Jean-Édouard Gresy


De l’art j’en veux,
Au delà de l’argent.
Merci aux rare gens
Qui se prêtent au jeu !

1555 jours d’Autonomie Au Quotidien

Bilan sur ce qui s’est passé depuis le dernier bilan :

1 biodigesteur en cours : Va t-il produire du biogaz en quantité suffisante pour que je puisse cuisiner ? Résultat dans peu de temps.

2 commandes : 1 Four Solaire et 1 Brasero fabriqués grâce à la Ressourcerie, son ferronnier, la Ferme Haricot, et des ami.e.s surtout.

commande autonomiecommande aaq


5 ateliers et 1 présentation de la Flex Yourte, et de sa structure notamment : pour les festivals Perm’acte, Terre de Convergence, Festi’zas, la Fête de l’Autonomie et du Partage, à la Ferme Haricot, avec l’aide de cher.es ami.es !

Tout en participation libre.


Résultat : une trentaine de participant.e.s, un gain que j’estime à 50€ en prenant en compte les dépenses (je n’ai pas tenu sérieusement de compte cette année), l’entrée libre à de supers festivals, le bonheur d’aider et d’être aidé par de belles personnes, de donner du sens à ma vie, + des sourires et de la reconnaissance qui n’ont pas de prix.

60€ grâce à 1 soutien sur Tipeee…

Merci du fond du cœur !

Des connexions et des échanges trop nombreux pour les citer.

Des frustrations, des désillusions, des espoirs, des moment de doutes, de remise en question, de recul par rapport aux autres différentes activités que je menais, pour me recentrer et ne plus disperser mon énergie.

vélo ArdècheDe nouveau les voyages m’ont permis d’y voir + clair, de mieux me connaître, et le monde donc.

Je me suis reconnecté avec le terrain familial cévenol que je compte remettre en état pour lui redonner son rôle nourricier d’antan.

Dans le dernier bilan j’émettais l’idée d’arrêter le blog, j’ai changé d’avis.
Et je suis en train de le développer pour en vivre financièrement. Concrètement rien ne changera quant à l’accès au contenu.
Je vais juste mettre en avant la possibilité de faire des dons pour soutenir ce blog.

Des dizaines de commentaires.

Des passions qui s’épanouissent encore au travers de la musique, des relations, de la vie en collectif, de la connaissance des choses, du partage et du don, du voyage…

Les Goûts et la Vie

Moments de Vie :

À l’arrêt de bus, un petit d’environ 4 ans vient s’accouder sur ma jambe.
Je me sens un peu gêné au début puis je sens que ça n’inquiète pas son père ni son ‘tonton’ alors je laisse faire.
Ce dernier voyant que je n’étais pas tout à fait à l’aise dit tranquillement ”Abdoul vient, laisse ‘tonton’ tranquille”.
Je le regarde et on échange un sourire, entre ‘tontons’.

Je sens que cette minute passée à l’arrêt de bus d’un quartier ‘populaire’ de ma ville natale vaut tous les voyages…
Je me sens humain, grâce à ce geste plein d’innocence, grâce à cette parole pleine de bienveillance et d’intelligence émotionnelle.

Pourquoi pas voyager dans le quartier d’à côté…
Pour aimer l’autre comme ‘tonton’ ou ‘tata’


Moment de Vie 2 :

À l’arrêt de bus, celui-ci arrive, la porte avant ne s’ouvre pas. Il y a une feuille avec quelque chose d’écrit en rouge, mais c’est flou, je n’ai pas mes lunettes… puis je vois le chauffeur qui me fait signe de monter par l’arrière… ok.
Je rentre, et vois un ruban séparant la cabine et le reste du bus, je comprends que c’est sûrement pour éviter les contacts.

J’ai le temps de lire la feuille, « suite aux annonces présidentielles… ». Ça me rappelle un film, Hunger Game, qu’on avait vu avec des ami.e.s, on avait ri. Puis un autre que j’ai regardé plusieurs fois « Perfect Sense ». Mais là c’est la réalité.

Je trouve intéressant de vivre à cette époque où tout circule très vite : information, virus, intox, vérité. J’entends certain.e.s dire que c’est une occasion de ralentir la course effrénée à l’échelle mondiale, de se poser pour l’humanité prenne un moment d’introspection, faire le bilan du chemin parcouru. D’autres préfèrent voir une énième tentative de manipulation de masse pour faire passer des pilules. Certain.e.s prennent très au sérieux chaque information délivrée par les médias et font confiance à l’État pour se préparer… D’autres continuent de vivre sans peur, en accueillant avec détachement ce qui se passe, ce qui est.
Je suis passé et passe par toutes ces postures. Je sens que moi, et toutes les personnes qui ne suivons pas les infos, avons un degré de sérénité supérieure, restons prudents tout de même.

Dans le bus, je continue ma lecture du Petit Traité de Vie Intérieure de Fréséric Lenoir, j’en suis au chapitre « Apprivoiser la mort », bingo.
Il se réfère à Freud (« Nous vivons comme si nous étions immortels »), Arnaud Desjardins (« L’Occidental oppose au mot « mort » le mot « vie ». L’Oriental lui oppose le mot « naissance »), l’abbé Pierre (« cet homme n’aspirait qu’à la plénitude de la vie éternelle »), Platon (‘’« cette joie n’est offerte qu’au vrai philosophe » […] Parce que, de son vivant, il est « libre et affranchi de la folie du corps », son âme est capable de voir « ce qui est invisible et intelligible »’’), le Christ, Montaigne (« philosopher c’est apprendre à mourir »), Épicure (« Il n’y a plus rien à redouter de la vie quand on sait qu’il n’y a rien à redouter après la vie […]. Car il est vain de souffrir par avance de ce qui ne cause aucune douleur quand il est là. »), Spinoza (« l’homme libre ne pense à rien moins qu’à la mort, et sa sagesse est une méditation, non de la mort, mais de la vie »), Marc Aurèle (« agir, parler, penser toujours, comme quelqu’un qui peut sur l’heure sortir de la vie »)… puis il conclut « Et ce n’est pas, au fond, à la mort, mais à la vie que je me prépare ainsi chaque jour »… À méditer.

Qu’est-ce qui pourrait sauver ? L’Amour

Ce moment de vie m’en a fait remémoré d’autres, comme celui-ci : lorsqu’en 2012, sur la Costa Brava, avec des potes de woofing, nous sommes allés jouer de la musique sur une place. C’était la première fois que je faisais ça. Nous avions mis un chapeau, pour voir, pour nous prouver qu’on pouvait créer quelque chose d’appréciable en échange de quelques sous.

On a commencé à jouer, et pas de chance un déluge est arrivé. On est allé se mettre à l’abri avec les passants et on a continué juste pour s’amuser.

Puis une fille vient nous apporter des sandwichs et des yaourts, en nous disant que c’était sa maman qui nous les offraient. Celle-ci restait derrière elle car elle ne parlait que marocain. Elle était retournée chez elle pour nous préparer tout ça, juste pour nous remercier d’avoir égayer ce moment pluvieux.
J’avais rarement été aussi touché par tant de générosité.