Libres et Heureux

Temps de lecture : 9 min / Mis à jour : 4 Oct 2019 / 1674 mots

Janvier 2019

Un article que j’écris petit à petit, au fil du temps, au gré de l’intégration de mon expérience

Sans doute le sujet le plus beau, profond et complexe que je puisse aborder en ce qui concerne l’autonomie.

Free Relation

Pré En Bulle

Je suis heureux… même en ayant un sommeil anarchique ; même en ne mangeant pas équilibré ; même sans être totalement congruent ; même en continuant de répéter certains schémas comportementaux de l’enfance ; même en ressentant parfois frustration, culpabilité et regret…

Je suis heureux… car de plus en plus amoureux d’autrui.

Heureux d’être conscient de cette barrière s’estompant entre le dedans et le dehors.

Heureux d’avoir moins peur, plus confiance de montrer mes faiblesses, mon côté atypique, candide et vulnérable… de voir, d’accepter voire d’apprécier ces facettes chez l’autre.

Rien ne sert de porter un beau masque social, il suffit de s’écouter… juste un peu.

Les rêv’utop’idéaux sont les 1ers pas créant des réalités.

Être heureux m’apparaît, en cet instant, tenir au rapprochement, à la symbiose de ce qui est imaginé-passé-futur… avec le réel-présent.

Être en relation

J’aime la lenteur et la pudeur dans la construction d’une relation.

Parfois la lenteur me déstabilise, car elle peut laisser la place aux pensées conditionnées.
Pourtant, quand j’arrive à transformer ces moments de doutes, une libre et légère sensation s’installe.
Du contrôle au lâcher prise… au savoir perdre le contrôle.

Février 2019

De la Possession à la Compersion

“Je ne veux plus être jaloux, mais heureux de voir la personne que j’aime être heureuse avec une autre personne”

Pourtant il y a tellement de concepts à développer davantage :
1* Jalousie / Possession : Qu’est-ce qu’il y a derrière ces mots ? Quels ressentis / vérités révèlent-ils ?
2* Être amoureux : Qu’est-ce que ça signifie ? Y a t’il une différence entre relation amoureuse / amicale / familiale / … ?
3* Compersion : Est-ce que ce sentiment (être heureux de voir une personne aimée aimer une autre personne) peut être naturel / immuable / inné / acquis ?

anarchie relationnelle

” Je rêvais d’un grand château où je pourrais enfermer tout ce que j’aime dans cent mille tours me dit-il en me faisant un clin d’œil.

Mais ces choses ne survivent pas à la captivité. J’aurai appris la leçon pour la prochaine vie. Maintenant, excuse-moi, mais je dois continuer ma course contre le temps. “

Extrait du livre d’une âmie…

Avril 2019

L’Être à Soi

Ma plus grande peur est d’être pleinement vivant.

De cette peur naît la déconnexion, encore et encore.

Heureusement et Naturellement, l’envie… confondue avec le besoin, me ramène à la connexion… Connexion à l’Autre, à Moi, au Monde.

Je me déconnecte, et entre dans la misanthropie et la paranoïa mondaine, lorsque je n’ai pas réussi à associer ce que je vis à l’intérieur et ce qui se passe à l’extérieur.

L’extérieur peut être un regard, une intention, un vieil ami, une nouvelle amie, un parent, une mère, une sœur, un père, un-e inconnu-e, un ersatz… il n’y a que le temps qui change la forme de cet extérieur…

L’intérieur, lui, est constitué de tout son vécu, l’interprétation du monde qu’il aura bien voulu, plus ou moins avec conscience, assembler pour se créer sa vision du monde.

Ma vision du monde, je la remets en question, pas assez parfois, trop souvent d’autres fois.

De là naissent en moi quelques contradictions, dichotomies, incongruences… je m’en accommode avec le temps, grâce au temps, au présent, à ce précieux instant.

Je ferai tout mon possible pour ne jamais m’accommoder de l’ingratitude et de la méfiance jaillissantes de je-ne-sais-où envers ces êtres qui jalonnent mon existence…

Je ferai tout ce que est possible pour chérir, rester humble, à l’écoute de ce qui vit en ces autres qui m’ont construits, autant par le toucher, la parole, le regard, l’amour, le sourire, … l’ÂmOur = Our Âme = Notre Âme donc 🙂

… Être pleinement vivant, ce n’est pas brûler la chandelle par l’apport massif de divertissements pascaliens ou de stimulations sensorielles via certains produits… et encore l’issue pourrait être heureuse _ je pense que tant que les limites des ressources du corps ne sont pas franchies ça peut bien se passer _ par contre s’il y a excès en fréquence et/ou en concentration, la compréhension et l’aptitude à interagir avec les choses de la vie (=non peur =confiance =expression de la vie) pourraient être amoindries, dans le temps ou en capacité.

… Être pleinement vivant, ça serait exprimer, sortir de l’intérieur, le rendre visible, tout ce qui aurait comme intention de donner encore plus de vie… de recevoir plus de vie…
Plus de vie voulant dire peindre une fresque comm-une, chaque être s’exprimant sur le tableau de notre maison commune.

… Au delà de ces mots pompeux, ce que je fais maintenant pour être pleinement présent et vivant est d’écrire cet enchaînement de lettres agencées pour former des mots puis des phrases servant à représenter mes pensées et ressentis dans le but d’être lus et apporter plus de compréhension à moi-même… à d’autres moi… en facilitant l’intégration d’un «nouvel» état, serein et confiant.
Avec la conscience que chaque être est capable d’exprimer ceci, et que tout ceci fait partie d’un cycle en perpétuel mouvement, recommencement…

En Transition

Voilà, je cherche encore à comprendre comment être en bonne relation avec le monde qui m’entoure.

Sur la forme / l’apparence j’ai l’impression d’être plus adapté, et en même temps dans le fond je sens que ça reste compliqué.

Mes ressentis restent mitigés, notamment quand je prends conscience qu’avec les autres les interactions pourraient être plus sincères, plus pérennes.
Et j’ai donc envie de me diriger vers plus d’empathie, d’écoute, d’authenticité pour aller au-delà des codes et des habitudes.

Une nouvelle étape à franchir, après celle de l’autonomie matérielle… la relation à soi et à l’autre, la connaissance de soi et de l’autre.

Une étape qui est sûrement l’affaire d’une vie, avec des hauts et des bas…
Promis, je vais apprendre ce qui (me) donne plus de vitalité aux relations, et je reviendrai en parler ici ou ailleurs, avec plus de clarté 😉


Août 2019

Être Sain Sert

Depuis 2018, j’ai vécu des relations amoureuses atypiques, entre polyamour et anarchie relationnelle (je n’aime guère ces étiquettes mais ils permettent de simplifier mes écrits).

Je dis “atypiques” car ça sort du cadre normal et dominant de la culture occidentale… en même temps je m’aperçois que de plus en plus de personnes autour de moi tendent à bouleverser et requestionner ce cadre, notamment les “jeunes”…

Donc vivant d’autres formes de relations amoureuses, je constate que je ne suis pas pleinement satisfait… Pourquoi ?

Il y a quelque part l’idée de fonder une famille… est-ce pour moi ?

Je cherche encore à être en bonne relation avec moi-même, à être sécure, serein, équilibré. Si je l’étais je ne me poserai pas toutes ces questions.

Voilà la dernière vidéo à ce sujet que j’ai regardé, simple et pertinente :

en français

Je sens que chacune de mes relations : à Moi, à ma Famille, à mes Ami.e.s, à mes Amours, aux Collectifs, à l’Inconnu.e, à la Nature, à la Société, au Monde, à l’Univers… toutes sont intimement intriquées et en relation les unes avec les autres et que j’évolue un peu dans chacune d’elles aléatoirement (contrairement à ce que j’ai vu de la pyramide de Maslow qui dit qu’on passe d’un besoin plus élevé après avoir comblé le précédent) selon un rythme qui m’échappe encore.

Bref je tente encore de définir ce que je suis et comment être au monde, chose qui, selon comment je me positionne, m’apparaît tantôt pesant, tantôt gracieux, tantôt neutre.

Où est-ce que ça va me mener d’être sincère ?


Octobre 2019

Une Histoire Sans Feinte

Mes pensées et évolutions de ces derniers mois, en vrai vrac :

* L’anarchie relationnelle et sa définition de l’amour et des relations me plaît. En même temps je pense important de dépasser ce concept, de le voir comme une transition pour signifier le besoin de me défaire des codes sociaux limitants.
Et finalement ça m’apparaît très simple d’être dans l’anarchie relationnelle en se dépouillant des codes sociaux pour revenir à cet état candide de l’enfant, du petit-e prince-sse… en allant sur la voie du milieu.

La spirale dynamique me donne une meilleure représentation dans l’évolution de ma compréhension du monde que celle de la pyramide de Maslow.

* J’observe que ce comportement “attraction répulsion”, que l’on traduit populairement par cette expression “Suis-moi je te fuis, Fuis-moi je te suis”, est de moins en moins présent dans mon être… qui se stabilise avec de moins en moins de passage de la “dépression à la passion”, les pics émotionnels s’adoucissent.
J’entends certain-e-s dire que c’est dommage de se priver de cette passion enivrante… et pourtant mon observation & expèrience interne m’ont amené à cette constatation : le “très haut” suit et précède le “très bas”.

Il se peut que je vive un “très haut” avec conscience et lucidité, pour adoucir l’atterrissage.
Il se peut aussi que je fasse un pas de côté pour voir la verticalité à l’horizontal.

* Bref j’ai intégré le détachement, la non attente vis à vis de mes relations, tout en restant conscient que certaines me sont plus importantes / chères selon le moment et mes besoins intellectuels, intimes, sexuels, sentimentaux, physiques, superficiels, spirituels, …

* Autre chose que j’observe souvent dans les interactions : la personnalité paranoiaque (là j’aurai aimé intégré l’extrait parlant de la paranoia du film Human Traffic . Ce film de 1999, de ce que je m’en souviens, est un bijou psychologique quant à la compréhension des relations modernes urbaines…). Je vois des gens se justifier, expliquer leur comportement afin de ne pas être rejeter. Je le vois car j’y suis passé, et d’en sortir (par un travail sur moi, en accordant au mieux mes pensées-paroles-actes, toltèquement ou pas) me fait sentir serein, dans l’acceptance du chaos qui se réveille parfois dedans, pour enfin se réharmoniser.

Et cette dernière observation est directement liée avec celle du stress, cette maladie qui use et déconnecte.

Connaître mes limites, mes besoins, m’en détourne, chaque jour un peu plus… un petit pas pour Moi, un grand pas pour l’Humanité. Je suis convaincu que la connaissance de soi amène à la connaissance de l’autre, à mieux s’aimer et à mieux aimer.

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