Fini l’Avion, la Vie On Aime !

Temps de lecture : 5 min / Mis à jour : 8 Mai 2019 / 723 mots

Il y a 1an et demi exactement, le 22 novembre 2017, je reprenais l’avion une nouvelle fois en me disant “cette fois-ci, c’est la dernière”.

Je revenais des Canaries.
Pour y aller j’avais pris le ferry… 36 heures de traversée.
36 heures : le temps et l’espace défilaient lentement, ils valaient 110€ selon la compagnie maritime.

À la base je n’avais pas l’intention de payer la traversée, en faisant du stop à bord d’un camion… mais après quelques heures d’essais infructueux, je suis monté dans une voiture où il a donc fallu que je paye pour embarquer… sans regret.

En comparaison, pour aller à peu près au même endroit, le temps en avion était d’1h30, avec une valeur de 20€…

36 heures à échanger avec les voisins de canapés et à être avec moi-même… ça n’a pas de prix.

Quelle est la valeur que l’on donne au temps ?

Je me plais à penser qu’aller dans une autre contrée exclusivement par la voie des airs c’est rater la moitié du voyage… ça serait comme “faire l’amour” sans “préliminaires”.

Les principales contraintes que je vois à ne plus prendre l’avion sont de ne pas aller à l’autre bout du monde rapidement (le Temps donc) et payer plus cher la plupart du temps (l’Argent), encore une fois tout ça peut-être relativiser selon comment on se positionne.

Sédentarité

En prenant la décision de ne plus utiliser l’avion comme moyen de déplacement, j’ai aussi émis le souhait de rester au même endroit pendant au moins 1 an…

Pourquoi ? Parce que cela faisait 5 ans que je vadrouillais, explorant une partie du monde (même si je ne me considère pas comme un méga globe-trotter) et que je sentais le besoin de construire quelque chose de plus solide sur ma terre natale, autour de Nîmes..

Et ne plus prendre l’avion me donnait l’opportunité de repenser mes déplacements :
– depuis 1an1/2 je suis resté en France, dans la moitié sud précisément.
– depuis 8 mois je suis resté dans un rayon de 80km autour de Nîmes
– depuis 6 mois, dans un rayon de 50km

C’était un défi pour moi au début de brider mes élans d’exploration.

En même temps ça m’a permis de faire des projets localement, notamment de participer à la création de la 1ère Ressourcerie de Nîmes, de mener des ateliers de fabrication de structure de flexyourte dans un collège et un lycée, de louer un terrain pour continuer l’expérimentation d’être autonome, et ce qui m’apparaît comme le plus important, de créer et consolider des liens sociaux en particulier dans le réseau “alternatif”.

Je sais que toutes ces choses n’auraient pas eu lieu si j’avais continué de partir à droite à gauche

Mi-Nomade Mi-Sédentaire

J’ai à présent de nouveau l’envie d’aller voir ailleurs ce qui ce passe.

La sédentarité permet de construire.

Le nomadisme permet de se détacher, de découvrir, de comprendre d’autres manières de vivre et je crois de rester ouvert…

Trouver un équilibre et une complémentarité entre ces 2 manières de vivre est ce vers quoi je veux aller maintenant que j’ai mieux saisi la force de chacune d’elles.

Voilà ce que m’a apporté ma décision de ne plus prendre l’avion.

Écologie

De mon avis de nos jours il y a 2 tendances :
– les gens qui prennent l’avion comme on prend la voiture
– les gens qui ne veulent plus prendre l’avion comme on prend la voiture

Je fais partie de cette seconde tendance, et d’ailleurs je ne veux plus avoir de voiture personnelle :
– pour respecter mes valeurs écologiques, croyant que l’avion prend une part active (et croissante) dans l’émission de gaz à effet de serre (un truc qui en augmentant réduiraient l’espérance de vie des êtres vivants sur notre planète apparemment),
– pour prôner plus de responsabilité et de conscience dans nos déplacements
– et pour redonner à la lenteur un sens joyeux, profond et noble

En 2017, l’ASN enregistré 36,8 millions de vols, l’équivalent de 1,16 vol chaque seconde (compteur) réalisés par quelque 27.000 avions de ligne. En 2017, pour la première fois, on a dépassé le nombre de 4 milliards de passagers transportés par l’aviation civile dans le monde, autrement dit chaque seconde 127 passagers prennent l’avion dans un des aéroports de la planète.” Source Planetoscope

Se pose aussi la question du cycle de vie des avions (de ligne notamment)

Pour conclure je n’exclus pas de reprendre l’avion à l’avenir, il faudra juste qu’il y ait une excellente raison pour ça.

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