Cogitation sur la fin de ce monde, Action !

Je ne sais pas si je dois croire à l’effondrement de la société actuelle et du climat, à l’échelle mondiale…

Bien sûr je regarde des vidéos qui en parle, je lis des livres qui traitent de ce sujet, mais est-ce vrai ? Comment croire en une prophétie ? Une chose qui est prédite et que je devrais vivre de mon vivant !?

Et bien je n’ai pas de réponse toute prête : soit j’y crois, soit je n’y crois pas.
Soit je n’adhère plus au mode de vie conventionnel proposé par la société dans laquelle je suis né, soit je mène une vie qui s’en éloigne pas à pas.

Pour m’aider à raisonner, j’ai besoin de me baser sur mon vécu :

1. Enfant je pouvais faire des bonhommes de neige (je me rappelle en avoir fait un sympa avec les copains dans la cour d’école… insouciance quand tu nous tiens).
Maintenant je me suis fais à l’idée que moi, ou ma nièce qui est née en 2016, ne pourront plus en faire ici, à Nîmes.

C’est triste de prendre conscience qu’on peut s’habituer à cette idée… étant tellement happé par ces écrans et ce béton bruyants et illusoires, on en oubli les choses simples qui font être heureux.

La fonte des glaces

2. Je me suis rendu compte que ce monde ne me satisfaisait pas pleinement avec ses règles.
Je n’ai vraisemblablement pas choisi de naître et d’être élever de cette manière dans ce monde qui reproduit certains schémas depuis des millénaires (à la louche).


Au prémisse de l’âge adulte 3 choix : adhérer, fuir, changer… J’ai adhéré un peu, j’ai fui parfois, j’ai changé beaucoup.

Je veux m’éloigner de la Compétition, pour être encore plus dans la Coopération.

Je ne veux plus avoir Peur et rester Passif, je veux avoir Confiance et être Actif.

J’ai choisi d’agir, sans violence, en douceur, pour me défaire et ne plus alimenter le système qui ne me satisfait pas.

Est-ce un bon choix celui de vivre simplement, collectivement, en apprenant à faire autonomement, pour montrer qu’un autre mode de vie, et un autre enseignement est possible pouvant être pérenne ?

Pourquoi ne pas m’attaquer aux multinationales, aux institutions créant ces règles ?
Car je ne sais pas si les personnes qui les gèrent ont conscience de ce qu’elles font ou non… et quand bien même elles le feraient pour des questions de profits, quitte à exploiter des êtres pour gagner de l’argent ou je ne sais quoi… ce ne peut être que par ignorance… ignorance de leurs sentiments enfouis dessous un tas de croyances ingurgitées depuis leur plus tendre enfance.

Je suis convaincu qu’on ne naît pas insensible à la souffrance d’autrui, on le devient.
Et comment changer cela ? Par l’Amour, l’Écoute… les coups de gueules bien placés peut-être.

En 2009, M. Pétrissans, mon professeur principal en licence pro EC2E dans le tout premier cour de l’année citait une étude de Jean-Marc Jancovici : « Même si nous arrêtons toutes les émissions de gaz à effet de serre, là, maintenant ; il faudra des centaines d’années avant que le climat s’en remette » 

graphe impact ges / tempsMerci pour l’info. Ça marque ! 

Nous sommes mercredi 7 février 2018, il est 23h34 à Nîmes… 8 ans et demi + tard le constat est le  même.

J’ai fait du chemin personnellement, ça me fascine de me sentir heureux, en étant végétarien, dormant dans une flex-yourte, vivant dans un lieu collectif, sans télévision, dans la garrigue. Il y a moins de 10 ans mon cerveau n’était pas franchement programmé pour accepter cette idée.

Un idéal de vie encore plus éthique et cohérent auquel j’aspire (qui est réel pour certain-e-s) serait :
° de me passer de toutes technologies néfastes écologiquement et/ou humainement, comme cet ordinateur sur lequel je tape ces mots.
° de ne plus externaliser ma mémoire sur un support numérique
° de ne plus du tout utiliser de produits qui auraient été fabriqués via les énergies fossiles

Comment se passer de ceci ? Pour aller vers quoi ?
° arriver à communiquer essentiellement par des échanges directs et réels. Pour les échanges lointains, savoir patienter.
° passer à la transmission orale, pour une mémoire collective qui unit.
° partager et apprendre à savoir faire avec les ressources locales naturelles.

Pourquoi toutes ces cogitations ?
° pour le plaisiiiiiir

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