Roulotte Fai Da Te Baraka – 2ème édition

La Roulotte Fai Da Te Baraka est un projet collectif dont les buts sont :

# de présenter des solutions éco-logiques, autonomisantes et à la portée de tou-te-s sur les thèmes de :
– l’habitat : Flex-yourte, Toilettes sèches
– l’énergie : Rocket stove, Cuiseur autonome
– l’alimentation : Culture de spiruline
– l’eau : Phyto-épuration
– la Santé Féminine

Une partie de ces outils sera présentée en numérique, et l’autre sous forme d’ateliers.

# de se déplacer par la route sans polluer activement, donc en utilisant les bus, trains, pieds, auto-stop et covoiturages

# de (ré)apprendre et/ou consolider la vie en collectif

Notre souhait étant d’expérimenter, de (ré)apprendre, de partager et de confronter nos différentes réalités, ensemble.

—> Avant le départ : What The Fest à Vendargues où nous présenterons nos réalisations avec une tombola pour les gagner : ) le 8 et 9 juillet !

—> 1ère étape : WAO Festival en Italie pour y faire un atelier Flex-Yourte le 23 juillet !

—> 2ème étape : Calafou en Espagne pour participer aux portes ouvertes à partir du 4 août !

—> 3ème étape : Fira Alternativa à Sant Pol de Mar

—> 4ème étape : Rototom Sunsplash festival

— L’itinéraire de la Roulotte :

Nous travaillons sur notre temps libre et essayons d’utiliser le plus possible des matériaux récupérés pour rendre accessible, à qui veut, nos réalisations.

Nous contacter à : rfdt@lautonomieauquotidien.fr

Merci à vous !

Roulotte Fai Da Te – 1ère édition

La Roulotte Fai Da Te est un projet collectif dont le but est de présenter des solutions éco-logiques, autonomisantes et à la portée de tou-te-s sur les thèmes de :
– l’habitat : Flex-yourte, Toilettes sèches
– l’énergie : Rocket stove, Cuiseur autonome, Chauffe-eau solaire, Rouler à l’huile végétale
– l’alimentation : Jardins verticaux, Culture de spiruline
– l’eau : Phyto-épuration, Potabilisation de l’eau
– la Santé Féminine

Tous ces outils seront installés sur une remorque et présentés en France et en Italie, notamment dans la région de l’Aquila sinistrée plusieurs fois par les séismes depuis Août 2016.

Grâce à l’impulsion d’un architecte écologiste et militant, notre collectif de la Roulotte s’est formé pour aller présenter son travail expérimental dans la région sinistrée et à toutes les personnes en recherche de solutions pratiques, simples et gratuites.

Nous travaillons sur notre temps libre et essayons d’utiliser le plus possible des matériaux récupérés pour rendre accessible, à qui veut, nos réalisations.

Départ le 7 Avril 2017, et voici notre cagnotte ! Elle nous permet de récolter vos dons pour nous permettre de rendre viable ce projet.

Vous pouvez nous contacter à : help.italia.2017@gmail.com

Merci à vous !

Présentation française du projet

Roulotte Fai Da Te

Présentation italienne

Burkina Faso : mon expérience

Changement d’espace-temps !

Au revoir la France…

1 mois au Burkina Faso -du 10 novembre au 10 décembre 2016-
Je vous partage les 2 récits que j’en ai fait pendant et après le voyage.
J’ai essayé d’être neutre quant à mes réflexions, en évitant les comparaisons entre la société française et burkinabé… pas évident.
Bonne traversée ; )

Zaabré ! Mon 1er topo après 10 jours au Burkina Faso :

Zaabré le Burkina !

– C’est le 2ème mois (novembre 2016) de la saison sèche et la journée il fait jusqu’à 38°C. La nuit la température baisse aux environs de 20°C. Cette année il y a eu peu d’eau pendant la saison de pluies,  les récoltes sont maigres.

Coucher de soleil = moustiques’ party

– Au niveau politique, en octobre 2014 le Président (en place depuis 27 ans) a été chassé par la jeunesse, il y a eu aussi des attentats… depuis peu le pays ouvre plus facilement ses frontières. Le Nord et notamment le Sahel est déconseillé (des personnes cagoulées rodent parait-il).

– Il y a peu de touristes occidentaux. Les nassaras (ou blancs ou blancs cassés) viennent surtout via des assos humanitaires.

– Le français est très présent mais tout le monde ne le parle pas, le moré est en majorité, puis d’autres langages comme le peuhl…

– L’espérance de vie est de 50 ans (j’ai ouï-dire), et les jeunes sont en grand nombre. Beaucoup ont un accès difficile à l’école (distance, coût des fournitures, travail avec la famille). En général, l’accès à l’information est compliqué. Internet est présent seulement dans les grandes villes.

– La majorité des routes est en terre battue avec des trous ici et là, et la circulation routière soulève constamment de la poussière… elle cause de nombreux problèmes respiratoires.
Beaucoup n’ont que leurs pieds et des vélos pour se déplacer (c’est courant qu’une personne fasse plusieurs dizaines de kilomètres pour aller laver ses affaires au lac ou aller chez le dentiste, j’ai même entendu qu’une femme avait mis 4 jours pour rejoindre la capitale…) ; les voitures sont en minorités par rapport aux motos japonaises…

À Ouaga, interpelé par un panneau ^^

– Le moustique est un autre fléau : il sort vers 16h jusqu’à 9h du mat (c’est ce que j’ai noté) et est tout petit, on ne le sent pas, on ne l’entend pas, sa piqûre ne gratte pas, il donne le paludisme, et maintenant la dengue de + en +… trop balaise ce petit être vivant…
Mais bon pas de soucis les locaux sont plus résistants que… nous : une moustiquaire, de l’anti-moustique (en naturel, l’huile essentielle de palma rosa est bien efficace) et des vêtements longs quand il fait « frais » et normalement ça passe !

– L’eau stagnante est fortement contaminée par la bilharziose notamment.
Celle du robinet, si elle n’est pas filtrée peut causer des troubles, surtout pour les estomacs occidentaux. De l’eau est vendue en bouteille, dans des pochettes plastiques, d’ailleurs des tas de choses se vendent dans des sacs plastiques qui finissent au bord de la route et dans les champs.

– À la radio, durant un trajet vers Ouagadougou, des gens de l’assemblée parlaient d’alcool frelaté, d’huile de vidange filtrée et revendue en huile alimentaire, de poissons radioactifs de Chine, de sacs de riz de 25kg qui n’en font que 22 ou remplacé par du plastique………

… À part ça les gens sont souriants et accueillants. Peu ou prou de gens dorme dans la rue (par contrainte ou manque de logement).
Je trouve qu’ils ont une intelligence collective remarquable. Même s’ils ne connaissent pas leur interlocuteur, ils se parlent sans barrière.

– Le top… le To !

To de maïs avec sa sauce tomate + piment

C’est le plat du pays, à base de mil ou de maïs et accompagné de différentes sauces.
De la meilleur à la moins bonne de mon avis : sauce tomate, sauce épinard + arachide, sauce Gombo, et Baobab… gluante et peu appétissante mais apparemment pleine de bonnes choses.

– Ici le Rocket stove ça promet d’envoyer du bois (en l’économisant bien sûr) : j’en ai fait 3 et plusieurs personnes sont super enthousiastes par cet technologie low-tech gratuite et + efficace que ce qu’ils utilisent habituellement.
Très heureux de partager mon petit savoir lors de 2 ateliers DIY.

Avec Félix, un infirmier dentiste bricoleur de Kongoussi, on a démarré un four solaire entonnoir, c’est son idée, et elle est bien cool, à suivre.

– Le Moringa est bien présent, j’ai des feuilles séchées et des graines.

– Les oiseaux chantent

– Le ciel est voilé

– La bière et le dolo de mil fermenté coulent à flot (parfois trop pour certains) dans les maquis (les bars d’ici)

– les ânes tirent les charrettes et les djembés résonnent… mais seulement dans les cérémonies

– Les cases traditionnelles sont faites de briques de terre séchées au soleil, et durent 6 ans environ… les modernes sont en  parpaings et mortier, c’est cher, c’est + chaud et – beau… mais ça dure comme chez nous. Youpi

C’est beau, c’est chaud !

– J’ai plusieurs fois discuté avec des gens d’ici et de là-bas sur ce l’image véhiculée (par la télé notamment) de « l’occident » en matière de technologie, de santé, d’alimentation, de mode et style de vie… est-ce bénéfique ou maléfique, utile ou non, bla bla…

Ensemble on va plus loin…

je me dis qu’il peut y avoir du bon à prendre si c’est adapté à la culture burkinabè (qui à mes yeux est + dynamique à la campagne qu’à Ouaga) et s’il y a une réflexion sur le pourquoi et la nécessité…
Félix me parlait des agriculteurs qui depuis des siècles labourent à la main et à présent certains voient les tracteurs sur les pubs et en veulent,  »ils passent du coq à l’âne » qu’il disait, « sans réfléchir aux conséquences ».
C’est une réflexion que je partage pour notre société aussi… même si tout est possible à réaliser, tout n’est pas nécessaire : Yes We Can ! But Do We Need It… m’enfin, ainsi soit-il, Amina !

Impressionné par leur travail d’équipe…

Barka pour avoir lu cette 1ère épisode de mon expérience aux pays des hommes et femmes intègres !

Marie cuisine au crépuscule

Voilà le 2ème épisode (écrit à mon retour en France) :

– visite d’une ferme spiruline,

De la spiruline

avec quelques crocos qui lézardaient aux alentours aux bords de l’eau

Le croco est au milieu de l’image… si si

– le four solaire avec Félix a bien avancé. Reste à fixer la partie réfléchissante à l’intérieur.

Avec Félix, le super bricoleur.

– petit cours de moré

Dialogue en Moré

– des infos flippantes sur les conditions vie et de travail des agriculteurs de coton notamment… tout de même l’intégrité des burkinabé ne semble pas être une légende, voir cet article sur l’abandon du coton transgénique par le Burkina Faso.

– j’ai pris connaissance de Thomas Sankara sur place.
Je suis allé à la pêche aux infos sur cet homme… quelle surprise de devoir aller au Burkina Faso pour voir son image un peu partout (comme celles de Bob Marley, et Gandhi), et l’influence qu’il a eût pour ce pays mais pas que, alors qu’il était aussi en relation étroite avec la France.
Assassiné l’année de ma naissance, je pensais que seuls les moins de 30 ans ne le connaissaient pas… en fait peu de personnes dans mon entourage ne le connaissait.
Je vous invite à le découvrir au travers des vidéos sur la toile.

– quelques discussions sur l’animisme encore présent mais de + en + délaissé au profit des religions chrétienne (catholique et évangélique), et musulmane moins contraignantes et plus attrayantes. Toutefois l’animisme reste ancré dans la vie quotidienne, apparemment.

Sur une colline, les animistes n’ont pas le droit d’y aller…

– visite à Bobo-Dioulasso où l’air et les rues sont + propres, la température + clémente, et la vie + douce. Les touristes sont + présents aussi.

Et d’autres photos sur le thème de l’Autonomie lors d’un évènement « écolo » à Ouaga, super intéressant et inspirant ci-dessous :

Pour finir voici ma réponse à une amie dont la question était « Comment fais-tu pour te lancer dans tes projets? je pense par exemple au voyage du Burkina Faso… » :

– Pour le Burkina Faso, j’y suis allé avec mes économies du chômage et mon nouveau savoir-faire : Four-solaire et Rocket stove.
J’ai pris quelques infos et contacts avant de partir mais n’ai rien programmé de figé.
J’ai débarqué et ai rejoint une amie dans un diocèse à côté d’un petit village.
J’ai commencé à voir comment mettre en pratique mon savoir avec les ressources locales. Et hop un premier rocket stove en boites de conserve. Je l’ai montré aux cuisinières et ai expliqué pourquoi et comment s’en servir, le bouche à oreilles à fonctionner modestement… 2 hommes ont voulu être « formés ». J’en ai fait pour d’autres… je suis parti sans savoir si ça s’était propagé, l’avenir le dira. Mais je ne me fais pas de film, d’autres ont fait pareil, et puis l’important n’est pas tant de savoir que ce qu’il se soit approprié ce que j’ai présenté mais plutôt que certains aient vu que même un français censé être riche utilise les ressources locales pour créer des outils servant à être autonome et libre.

J’ai envie de continuer dans cette dynamique à plusieurs, comme en Italie : participer à des caravanes solidaires.
Une autre est en projet pour l’Espagne, le Maroc, le Rwanda…