La Ferme Haricot : les origines d’un é-co-lieu


La Ferme Haricot est un é-co-lieu = lieu collectif aspirant à l’autonomie et un fonctionnement écologique.

L’ouverture y est un maître mot.

Éric est l’initiateur de ce lieu, voici son témoignage :

Je trouve ses propos inspirants et positifs. En espérant qu’ils le soient pour vous aussi : )

N’hésitez pas à donner vos avis.

 

La Fourmilière et l’Homme

Un homme, d’une fierté inébranlable,
S’assit, sans égard, sur un dôme de sable ;
Il s’agissait d’une simple fourmilière.
Plusieurs fourmis s’avancèrent,
Le prièrent de s’en aller
Car sur leur demeure il était.
L’homme hautain, répondit qu’il n’en ferait rien.
Les fourmis le menacèrent ; fi, mais en vain.
D’un seul pas, de l’aide elles allèrent chercher.
L’homme, serein, les regardait partir au loin ;
Puis soudain, il vit des insectes par milliers,
Et il détala comme un moins que rien.
Sans nul doute l’Homme apparait comme fort,
Une qualité qui apporte bien des torts.
Pourtant rien est de plus puissant et de plus pur
Que la connivence de la Nature.

Écrit début 2004

Burkina Faso : mon expérience

Changement d’espace-temps !

Au revoir la France…

1 mois au Burkina Faso -du 10 novembre au 10 décembre 2016-
Je vous partage les 2 récits que j’en ai fait pendant et après le voyage.
J’ai essayé d’être neutre quant à mes réflexions, en évitant les comparaisons entre la société française et burkinabé… pas évident.
Bonne traversée ; )

Zaabré ! Mon 1er topo après 10 jours au Burkina Faso :

Zaabré le Burkina !

– C’est le 2ème mois (novembre 2016) de la saison sèche et la journée il fait jusqu’à 38°C. La nuit la température baisse aux environs de 20°C. Cette année il y a eu peu d’eau pendant la saison de pluies,  les récoltes sont maigres.

Coucher de soleil = moustiques’ party

– Au niveau politique, en octobre 2014 le Président (en place depuis 27 ans) a été chassé par la jeunesse, il y a eu aussi des attentats… depuis peu le pays ouvre plus facilement ses frontières. Le Nord et notamment le Sahel est déconseillé (des personnes cagoulées rodent parait-il).

– Il y a peu de touristes occidentaux. Les nassaras (ou blancs ou blancs cassés) viennent surtout via des assos humanitaires.

– Le français est très présent mais tout le monde ne le parle pas, le moré est en majorité, puis d’autres langages comme le peuhl…

– L’espérance de vie est de 50 ans (j’ai ouï-dire), et les jeunes sont en grand nombre. Beaucoup ont un accès difficile à l’école (distance, coût des fournitures, travail avec la famille). En général, l’accès à l’information est compliqué. Internet est présent seulement dans les grandes villes.

– La majorité des routes est en terre battue avec des trous ici et là, et la circulation routière soulève constamment de la poussière… elle cause de nombreux problèmes respiratoires.
Beaucoup n’ont que leurs pieds et des vélos pour se déplacer (c’est courant qu’une personne fasse plusieurs dizaines de kilomètres pour aller laver ses affaires au lac ou aller chez le dentiste, j’ai même entendu qu’une femme avait mis 4 jours pour rejoindre la capitale…) ; les voitures sont en minorités par rapport aux motos japonaises…

À Ouaga, interpelé par un panneau ^^

– Le moustique est un autre fléau : il sort vers 16h jusqu’à 9h du mat (c’est ce que j’ai noté) et est tout petit, on ne le sent pas, on ne l’entend pas, sa piqûre ne gratte pas, il donne le paludisme, et maintenant la dengue de + en +… trop balaise ce petit être vivant…
Mais bon pas de soucis les locaux sont plus résistants que… nous : une moustiquaire, de l’anti-moustique (en naturel, l’huile essentielle de palma rosa est bien efficace) et des vêtements longs quand il fait « frais » et normalement ça passe !

– L’eau stagnante est fortement contaminée par la bilharziose notamment.
Celle du robinet, si elle n’est pas filtrée peut causer des troubles, surtout pour les estomacs occidentaux. De l’eau est vendue en bouteille, dans des pochettes plastiques, d’ailleurs des tas de choses se vendent dans des sacs plastiques qui finissent au bord de la route et dans les champs.

– À la radio, durant un trajet vers Ouagadougou, des gens de l’assemblée parlaient d’alcool frelaté, d’huile de vidange filtrée et revendue en huile alimentaire, de poissons radioactifs de Chine, de sacs de riz de 25kg qui n’en font que 22 ou remplacé par du plastique………

… À part ça les gens sont souriants et accueillants. Peu ou prou de gens dorme dans la rue (par contrainte ou manque de logement).
Je trouve qu’ils ont une intelligence collective remarquable. Même s’ils ne connaissent pas leur interlocuteur, ils se parlent sans barrière.

– Le top… le To !

To de maïs avec sa sauce tomate + piment

C’est le plat du pays, à base de mil ou de maïs et accompagné de différentes sauces.
De la meilleur à la moins bonne de mon avis : sauce tomate, sauce épinard + arachide, sauce Gombo, et Baobab… gluante et peu appétissante mais apparemment pleine de bonnes choses.

– Ici le Rocket stove ça promet d’envoyer du bois (en l’économisant bien sûr) : j’en ai fait 3 et plusieurs personnes sont super enthousiastes par cet technologie low-tech gratuite et + efficace que ce qu’ils utilisent habituellement.
Très heureux de partager mon petit savoir lors de 2 ateliers DIY.

Avec Félix, un infirmier dentiste bricoleur de Kongoussi, on a démarré un four solaire entonnoir, c’est son idée, et elle est bien cool, à suivre.

– Le Moringa est bien présent, j’ai des feuilles séchées et des graines.

– Les oiseaux chantent

– Le ciel est voilé

– La bière et le dolo de mil fermenté coulent à flot (parfois trop pour certains) dans les maquis (les bars d’ici)

– les ânes tirent les charrettes et les djembés résonnent… mais seulement dans les cérémonies

– Les cases traditionnelles sont faites de briques de terre séchées au soleil, et durent 6 ans environ… les modernes sont en  parpaings et mortier, c’est cher, c’est + chaud et – beau… mais ça dure comme chez nous. Youpi

C’est beau, c’est chaud !

– J’ai plusieurs fois discuté avec des gens d’ici et de là-bas sur ce l’image véhiculée (par la télé notamment) de « l’occident » en matière de technologie, de santé, d’alimentation, de mode et style de vie… est-ce bénéfique ou maléfique, utile ou non, bla bla…

Ensemble on va plus loin…

je me dis qu’il peut y avoir du bon à prendre si c’est adapté à la culture burkinabè (qui à mes yeux est + dynamique à la campagne qu’à Ouaga) et s’il y a une réflexion sur le pourquoi et la nécessité…
Félix me parlait des agriculteurs qui depuis des siècles labourent à la main et à présent certains voient les tracteurs sur les pubs et en veulent,  »ils passent du coq à l’âne » qu’il disait, « sans réfléchir aux conséquences ».
C’est une réflexion que je partage pour notre société aussi… même si tout est possible à réaliser, tout n’est pas nécessaire : Yes We Can ! But Do We Need It… m’enfin, ainsi soit-il, Amina !

Impressionné par leur travail d’équipe…

Barka pour avoir lu cette 1ère épisode de mon expérience aux pays des hommes et femmes intègres !

Marie cuisine au crépuscule

Voilà le 2ème épisode (écrit à mon retour en France) :

– visite d’une ferme spiruline,

De la spiruline

avec quelques crocos qui lézardaient aux alentours aux bords de l’eau

Le croco est au milieu de l’image… si si

– le four solaire avec Félix a bien avancé. Reste à fixer la partie réfléchissante à l’intérieur.

Avec Félix, le super bricoleur.

– petit cours de moré

Dialogue en Moré

– des infos flippantes sur les conditions vie et de travail des agriculteurs de coton notamment… tout de même l’intégrité des burkinabé ne semble pas être une légende, voir cet article sur l’abandon du coton transgénique par le Burkina Faso.

– j’ai pris connaissance de Thomas Sankara sur place.
Je suis allé à la pêche aux infos sur cet homme… quelle surprise de devoir aller au Burkina Faso pour voir son image un peu partout (comme celles de Bob Marley, et Gandhi), et l’influence qu’il a eût pour ce pays mais pas que, alors qu’il était aussi en relation étroite avec la France.
Assassiné l’année de ma naissance, je pensais que seuls les moins de 30 ans ne le connaissaient pas… en fait peu de personnes dans mon entourage ne le connaissait.
Je vous invite à le découvrir au travers des vidéos sur la toile.

– quelques discussions sur l’animisme encore présent mais de + en + délaissé au profit des religions chrétienne (catholique et évangélique), et musulmane moins contraignantes et plus attrayantes. Toutefois l’animisme reste ancré dans la vie quotidienne, apparemment.

Sur une colline, les animistes n’ont pas le droit d’y aller…

– visite à Bobo-Dioulasso où l’air et les rues sont + propres, la température + clémente, et la vie + douce. Les touristes sont + présents aussi.

Et d’autres photos sur le thème de l’Autonomie lors d’un évènement « écolo » à Ouaga, super intéressant et inspirant ci-dessous :

Pour finir voici ma réponse à une amie dont la question était « Comment fais-tu pour te lancer dans tes projets? je pense par exemple au voyage du Burkina Faso… » :

– Pour le Burkina Faso, j’y suis allé avec mes économies du chômage et mon nouveau savoir-faire : Four-solaire et Rocket stove.
J’ai pris quelques infos et contacts avant de partir mais n’ai rien programmé de figé.
J’ai débarqué et ai rejoint une amie dans un diocèse à côté d’un petit village.
J’ai commencé à voir comment mettre en pratique mon savoir avec les ressources locales. Et hop un premier rocket stove en boites de conserve. Je l’ai montré aux cuisinières et ai expliqué pourquoi et comment s’en servir, le bouche à oreilles à fonctionner modestement… 2 hommes ont voulu être « formés ». J’en ai fait pour d’autres… je suis parti sans savoir si ça s’était propagé, l’avenir le dira. Mais je ne me fais pas de film, d’autres ont fait pareil, et puis l’important n’est pas tant de savoir que ce qu’il se soit approprié ce que j’ai présenté mais plutôt que certains aient vu que même un français censé être riche utilise les ressources locales pour créer des outils servant à être autonome et libre.

J’ai envie de continuer dans cette dynamique à plusieurs, comme en Italie : participer à des caravanes solidaires.
Une autre est en projet pour l’Espagne, le Maroc, le Rwanda…

Les Relations

Après lecture de Pourquoi partent les hommes, de John W. Travis je me suis dit qu’il fallait absolument que je vous le partage.

Ce texte parle de la reproduction de schémas limitants.

Isabelle Filliozat parle de « boucles rétroactives » dans son livre « Les autres et moi« , dont voici des extraits (fin de chaque chapitre) :

1. Tout se joue dans les premiers instants d’une rencontre. Attitude, voix, geste, regard, tout a son importance et envoie des signaux à l’interlocuteur. Pourquoi laisser ces précieuses minutes à la libre disposition de l’inconscient qui en profite pour nous inviter à rejouer sans cesse les mêmes scenarri relationnels ?
Dans les relations humaines, inutile d’accuser autrui, tout est système et boucles rétroactives. Nos croyances, ou a priori, jouent un rôle primordial dans notre manière d’aborder autrui. En prenant conscience de notre part de responsabilité, et en modifiant les paramètres de notre attitude à autrui, notre distance proxémique ou notre poignée de main, nous pouvons changer le regard des autres sur nous et donc nos relations.
Cessons d’être objets dans nos relations. Devenons sujets. Apprenons à nous centrer sur nous-mêmes ou sur les autres à bon escient et non en guise de protection ou pour prendre le pouvoir sur autrui. Maîtriser sa communication, c’est si simple. Il suffit d’un court temps de pré-contact : regarder, respirer, pour laisser nos neurones miroir se synchroniser et diriger notre expression.
Un regard, un sourire, un mot ne sont jamais superflus, ils sont autant de gestes d’hygiène sociale. Mettre un peu conscience dans nos rapports quotidiens aux gens que nous croisons peut changer notre vie et celle des autres.

2. La recherche de sécurité est mauvaise conseillère. Elle mène à préférer le conformisme à la liberté, à préférer les habitudes à l’amour. Elle nous place donc en objet plus qu’en sujet. Elle nous mène à jouer des jeux de dominant/dominé pour mieux contrôler autrui autant que ses propres émotions et éviter ainsi de prendre des risques. Nombre de nos relations sont de dépendance ou de contre-dépendance. Des relations dans lesquelles nous nous vivons comme victimes des autres ou de la fatalité. La relation mature qu’est l’interdépendance nécessite de s’assumer comme sujet, responsable de ce qui se passe.
La relation est tout un art et nécessite de désapprendre nos automatismes, de sortir de nos habitudes et d’oser avancer vers l’autre dans l’insécurité ; Au lieu à assurer notre propre sécurité, nous serions bien avisés de chercher plutôt à sécuriser les autres. Notre quotidien en serait transformer.
Nous sommes tous en quête d’existence et de reconnaissance. Parce ce que nous n’osons pas être simplement nous-mêmes, nous allons extorquer des signes de reconnaissance en mettant des masques et en déguisant nos sentiments. Pour nous rapprocher, exerçons-nous à trouver des points communs qui nous donnent le sentiment d’appartenir à un même groupe, nous fournissent une base de conversation ainsi que des points de divergence pour apprendre les uns des autres. Mais surtout, osons ÊTRE, sans toujours chercher à PARAÎTRE.
Nous avons tous besoin d’amour. Nous, et les autres aussi !

3. Un compliment, un sourire, un ami qui nus enlace avec joie sont des signes de reconnaissance… nous avons été habitués à croire que ce ne sont que de petites choses insignifiantes. En réalité il s’agit de ce qui fait le sens de la vie et même nous maintient en bonne santé !
Nous avons absolument besoin de contacts sociaux variés. Amis, famille, copains, collègues, clubs et associations, la diversité des contacts est une richesse.

4. La pierre à se faire des amis
Nathan était rejeté à l’école. De toute l’année précédente, il n’avait eu aucun ami. En cette veille de rentrée, il était terrorisé. Je lui confiai une «pierre à se faire des amis». «Tu vois, le grenat est dans sa gangue. La gangue n’est pas très jolie, c’est de la pierre grise, elle a été un peu taillée alors on voit une partie du grenat. C’est une belle pierre rouge… mais quand elle est complètement dans sa gangue on ne voit pas qu’elle est précieuse et belle. Cette pierre est magique. Quand tu la portes sur toi, les autres ne voient plus ton apparence, mais ta beauté intérieure, tes qualités profondes. Comme tu as un peu peur de la réaction des autres à ton égard, souvent, tu ne les regardes pas, tu baisses les yeux, tu te fermes. Parce que tu as peur, tu es tendu. Les autres voient cela. Ils te voient tendu, fermé, qui ne les accueilles pas. Alors ils ont tendance à te juger. Quand tu auras la pierre dans ta poche, tu vas voir, ils ne s’arrêteront plus à la gangue, à ton apparence, il verront le grenat à l’intérieur de toi. La pierre à se faire des amis te permettra à toi aussi de voir le grenat chez les autres. Toi aussi, parfois, tu ne vois que ce que les autres te montrent, tu ne vois que leur gangue. Grâce à la pierre, tu vas voir ce qu’ils ont de précieux à l’intérieur.»

Nathan a glissé dans sa poche la petite pierre d’un air complice. Dès le premier jour, il s’est fait cinq copains. Il n’en revenait pas ! Bien sûr, la pierre n’avait de magique que le pouvoir que Nathan lui prêtait. La conscience d’avoir ce grenat dans sa poche lui a permis de se rappeler d’ouvrir les yeux. Il avait moins peur parce qu’il se disait que les autres ne le jugeaient pas mais voyaient la beauté à l’intérieur de lui, même si lui n’en avait pas conscience.
Et si vous gardiez une petite pierre dans votre poche pour vous rappeler que chacun a une pierre précieuse à l’intérieur de lui, même si cela ne se voit pas…

5. Comment continuer de se sentir appartenir au groupe tout en étant soi ? Tout au long de notre existence, nous luttons pour satisfaire deux profonds besoins : se séparer, se différencier, s’individuer tout en évitant la solitude, et se sentir appartenir sans être dans la fusion. La socialisation est une longue histoire oscillant entre ces deux pôles, ces deux besoins contradictoires.
Un code culturel n’est pas universel. Nos coutumes ne sont que des coutumes, des habitudes de notre groupe social. Elles sont des conventions utiles pour le vivre-ensemble au sein du groupe, elles sont des outils sociaux, elles ne sont que cela. Elles ne sont pas des vérités. Et nous ne risquons pas de brûler en enfer si nous ne les respectons pas.
Les lois de la relation, elles, sont universelles et si nous ne les respectons pas, notre vie pourrait bien devenir un enfer. Parmi ces lois, vraies pour toute l’espèce humaine, la loi de réciprocité.

6. À la question d’un journaliste : «Que pensez-vous de la civilisation occidentale ?» le Mahatma Gandhi avait songé un instant, puis répondu : «Ce serait une bonne idée.»
Et si nous y réfléchissions ? Et si nous commencions à douter de notre «bonne éducation» et à en observer les conséquences ? Dans notre société, donner est volontiers présenté comme «bien», refuser et même demander sont, eux, connotés comme «mal». pourtant si un don peut effectivement construire le lien, il peut aussi dévaloriser. Un cadeau peut illuminer la relation ou être une manifestation de domination. Interdire le refus permet d’installer la domination. Donner la permission aux autres de refuser, c’est leur donner de la liberté, les respecter dans leurs droits. Demander peut être vécu comme humiliant, mais c’est aussi sortir de l’humiliation et créer du lien. Rien n’est ni tout blanc, ni tout noir. La vie est complexe et ne peut se réduire à quelques poncifs «Tiens-toi comme ci ou comme ça». on peut faire mal à autrui en se croyant du côté du bien. Nos bonnes intentions ne sont pas forcément très civiles en ce sens qu’elles ne sont pas forcément respectueuses des sentiments et des besoins d’autrui ! Il arrive que les bonnes intentions des autres maltraitent nos sentiments…
donner, demander, recevoir, refuser, sont les verbes de la relation. La manière dont nous les conjuguons fait l’harmonie ou la disharmonie de nos échanges avec autrui.

7. Sommes-nous celui que nous croyons être ? Oui, peut-être.et nous pouvons aussi avoir des comportements «qui ne nous ressemblent pas» dans certaines circonstances. Parfois, nous pouvons supposer que c’est alors notre «réalité» qui apparaît, car une croyance communément admise dit que l’on se révèle dans les situations difficiles. En réalité, la psychologie sociale nous montre que les ressorts psychosociaux sont souvent plus puissants que les ressorts intrapsychiques. Le contexte, la situation, peuvent être plus déterminants sur nos comportements que nos pensées nos valeurs, notre personnalité. Les expériences de psychologie sociale nous prouvent que personnes n’est ni bon ni mauvais intrinsèquement, et que les phénomènes sociaux nous dirigent bien plus que nous n’osons l’imaginer. Il est plus facile de condamner une personne, que de de remettre en cause le système dans lequel elle a été placée. Pourtant, les expériences de psychologie sociale montrent que, mis dans les mêmes conditions, malgré nos convictions, «Moi, j’aurais fait autrement», la probabilité est grande que nous nous comportions comme nous le réprouvons. Le contexte nous dirige plus que nous ne le pensons. La constatation est terrifiante dans ses implications, elle a aussi des avantages. Si nous ne sommes pas celui que nous aimerions être, peut-être est-ce lié au contexte ?

8.  L’intelligence/inter legere de nos émotions, l’intelligence des motivations de nos comportements, nous permettent de développer l’intelligence de l’émotion de l’autre, l’intelligence des motivations de ses comportements et donc l’intelligence des boucles rétroactives qui dirigent nos relations. Plus nous identifions les mécanismes psychiques qui nous animent, plus nous sommes capables de les identifier aussi chez les autres, de quitter le jugement au profit de l’empathie. Peu à peu s’élabore en nous la conscience de l’interactivité. Nous n’agissons pas, nous interagissons. Nous ne sommes pas, nous inter-sommes. Si la société, le contexte, les autres, ont du pouvoir sur nous, nous en avons aussi sur autrui. Une fois récupéré le volant de notre vie, nous pouvons nous diriger vers l’accomplissement de nos valeurs et prendre conscience du pouvoir que nous sommes susceptibles d’exercer sur autrui.

Conclusion.
Chaque humain sur terre a un message à nous délivrer, parce que chaque humain a emprunté un autre chemin que nous, a exploré une autre route. Chacun a son histoire, ses émotions, son vécu, ses pensées, son parcours. Partager nos expériences, notre vision de la vie, nos pensées et nos émotions, nous rend plus riches et plus intelligents. Et puis, nous l’avons vu, le simple fait d’augmenter nos contacts avec autrui, donc notre nombre de stimulations sociales, accroît les sentiments de félicité et de confiance en soi et en la vie, et nous maintient en meilleure santé tant physique de psychologique.
Augmenter nos compétences sociales nous permettra d’être plus heureuses et plus libres. Ne pas se sentir responsable, vivre en dépendance des autres et des situations confère un illusoire sentiment de sécurité, mais fait en réalité le lit de la peur et ne nous mène pas vers le bonheur. Exercer nos compétences, donner et recevoir, créer du lien et prendre notre place dans la société nous rendra sûrement plus heureux. Nous pouvons, au quotidien, sortir de la position d’objet et devenir sujet, chaque jour un peu plus. Chaque personnes est importante et unique.

Étant en pleine redirection de mes objectifs de vie et de ce vers quoi je veux porter mon attention, je ne fais que citer ces quelques sources qui m’inspirent, et vous les partager en espérant qu’elles vous inspirent aussi.

Tout ceci en attendant un article plus personnel et développé à propos des relations, de l’interaction entre l’égo et l’environnement.

Il paraît que… j’me fais plaisir !

Il paraît qu’on peut vivre de la même manière sur cette Planète sans «argent»
que l’argent est à la base un outil de facilitation des échanges de biens et de services
que la vraie valeur devrait être la confiance
que toutes les parties de moi ont envie de s’exprimer, et d’expérimenter leurs idées
qu’il se peut que toutes les parties de moi ont été, sont et seront influencées + ou – en partie, par les autres moi, mes proches, mes lointains
qu’il arrivera un moment où tous les êtres humains se comprendront et auront conscience qu’ils ne reflètent à l’extérieur que ce qui se passe à l’intérieur d’eux
que nous connaissons tous les êtres humains de la Terre avec une moyenne de 6 personnes intermédiaires -cf. Les six degrés de séparation
qu’en terme d’apprentissage il est aussi important de -1- passer du temps seul -2- apprendre grâce à un (groupe de) mentor -3- partager son savoir à d’autres personnes
que le jeu est le meilleur outil trouvé par la nature pour apprendre à vivre
que l’école française fonctionne ainsi depuis 10 générations -cf. 1- Libérez votre cerveau d’Idriss Aberkane-
qu’en 6 générations un fait rentre dans l’inconscient collectif
qu’il faut autant de temps pour se défaire d’une habitude que de temps qu’il en a fallu pour l’assimiler
que les miracles existent
que le stress n’est pas un état naturel de l’être humain
que toute ma vie n’est composée que d’instant présent, celui-ci, maintenant…
qu’en terme de perception, on vit la moitié de sa vie à l’âge de 16ans
que le temps s’accélère… sauf quand on s’ennuie…
que de savoir rien faire, c’est tout un art
que le profil INTP du test MBTI est celui d’Albert Einstein
que je peux changer mon mode de fonctionnement
que la grâce vaut mieux que la pesanteur -cf. La pesanteur et la grâce de Simone Weil-
que naître na-tu-rel-le-ment, vivre dans un environnement non aseptisé, manger des aliments naturels favorisent un bon microbiote
que chaque être humain naturellement constitué a entre 1,5 et 2 kg de bactéries (& co) vivants en symbiose en lui, notamment dans son intestin, et que leur nombre est 10 fois + grand que celui de nos propres cellules
que notre microbiote influencerait nos émotions et donc notre état d’esprit
qu’il faut faire tremper les graines et céréales plusieurs heures, puis enlever l’eau avant de les manger car la nature est ainsi faite qu’elle les a doté d’une pellicule peu digérable afin de profiter de la digestion de l’être mangeur pour faciliter sa dispersion et sa germination
que certaines personnes peuvent vivre de lumière
que le jeûne est bon et naturel
que l’on ne vit pas pour manger mais qu’on mange pour vivre
que Gandhi, Nelson Mandela, Thomas Sankara sont devenus intègres par choix
que le Soleil, la Terre, et tous les corps célestes pourraient être dotés de cognition et de système de reproduction échappant à notre entendement puisque nous ne sommes pas calés sur la même temporalité, sur la même échelle de temps
que le mot «temporalité» devient à la mode
que je pourrais écraser cette guêpe sur la fenêtre parce qu’elle pourrait me piquer, elle pourrait être dangereuse
qu’en dissipant ma peur primitive je peux voir cette guêpe comme un être vivant comme moi et simplement lui ouvrir calmement la fenêtre pour qu’elle retrouve le chemin de sa maison
qu’il ne faut pas forcer la nature à ressembler à nos idées
qu’il faut agrandir nos idées pour qu’elles ressemblent à la nature
qu’il ne faut pas forcer le cerveau à ressembler à notre école -cf. 1-
qu’il faut forcer notre école à ressembler à notre cerveau -cf. 1-
que je pourrais devenir un expert sur un domaine
que je pourrais expérimenter une multitude de domaines
que d’apprendre à plusieurs… ça s’apprend
que notre cerveau est «malléable», «plastique» tant que nous sommes en vie
que le polyamour est un néologisme pour désigner les personnes qui souhaitent ne pas partager leur vie sentimentale qu’avec 1 personne
que chacun-e voit le monde selon sa réalité, et que la vérité est un miroir brisé
qu’en m’acceptant là, maintenant, sans jugement, avec ce qui semble être des défauts et des qualités, je pourrais éventuellement ouvrir mon cœur
qu’il est important d’enseigner avec honnêteté
que tout enseignement devrait être organique = reproductible + adaptable + personnalisable
que je devrais expérimenter avant d’exprimer
que quand je pense à toi, je pense à moi
que pris dans un cadre bienveillant, les psychédéliques peuvent être bienfaiteurs
qu’il y a un lien entre environnement/relation malsaine et addiction
que nous pouvons mutualiser nos outils, connaissances, biens sans rien perdre
que pardonner et une grande qualité humaine
que la compassion et le bonheur s’apprennent et s’entretiennent tout comme la guitare et la musculation
qu’on est d’abord inconscient d’être incompétent, puis conscient d’être incompétent, puis conscient d’être compétent avant d’être inconscient d’être compétent
que toute chose nouvelle est d’abord vu comme ridicule, puis dangereux avant d’être évidente
que chaque personne a accès à une vérité différente et tend à renforcer celle qui croit être la sienne, cela s’appelle le biais de confirmation
que ce qui rentre en conflit avec notre vérité engendre la dissonance cognitive
que + je sors de ma zone de confort, + j’élargis mon champ des possibles
que la tendresse, la douceur et l’altruisme se réapprend
que Le Petit Prince, Tippi ont tout compris
que si on se laisse embarqué dans le tourbillon de la vie normale, le passé et le futur prenne le pas sur le présent
qu’en anglais present, veut dire cadeau
que de pratiquer 30min de méditation par jour pendant seulement 2 semaines engendre des bienfaits -cf. le film Vers un monde altruiste de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade-
que la méditation veut dire se familiariser avec une nouvelle habitude -cf. Plaidoyer pour l’altruisme de Matthieu Ricard-
que même si toutes les émissions de CO2 étaient arrêtées maintenant en 2017 il faudrait 100 ans avant qu’il y est une diminution de sa concentration dans l’air -cf. 2- Jean-Marc Jancovici
que le CO2 est le gaz à effet de serre le moins nocif, les autres ayant un pouvoir de réchauffement global beaucoup plus important -cf. 2-
Il paraît que… c’est pas fini !

De l’Écriture à l’Autonomie

Bien conscient que je ne verrai pas le monde idéal que j’ai en tête, je pense tout de même faire ma part durant le laps de temps que je vivrais dans notre maison commune, notre belle planète.
Je ne le fais plus et ne le ferai pas par culpabilité, mais plutôt par responsabilité et désir de m’émanciper.

Il fût un temps où je ne réfléchissais pas à comment je vivais, je suivais les instructions de mes parents, proches, famille, amis, figures d’autorité, «enseignants», professeurs, médias, aux «informations» de 20h autour d’un repas où toute la famille écoutait religieusement la messe dite à la populace… maintenant il est possible d’être «informé» 24/7…

Attention au « syndrome du mauvais monde » ! Critique de la télévision
J’ai décidé depuis quelques années de choisir les informations qui me nourriraient le cerveau, d’être dans une démarche active et non passive de ce qui rentrerait dans mon système de pensée, dans ce qui influencerait ma vision du monde au quotidien.

J’apprends tous les jours à me remettre en question, parfois trop il me semble, mais je fais en sorte de prendre du recul sur les messages que j’ai intégré durant toute cette période où j’étais passif, suiveur, confiant en la croyance que l’extérieur… mon environnement… avait une réponse toute faîte sur la manière dont je devais mener ma vie.

Et puis il est arrivé un moment, en dehors du foyer familial, où j’ai pu prendre conscience que je pouvais vivre autrement… D’abord il y eût l’étape remise en question totale et globale avec un visionnage intensif de documentaires et vidéos, et beaucoup de lecture à propos d’une foule de domaines et de réflexions nouvelle : sur la philosophie, l’écologie, l’économie, la «politique» et le «pouvoir», la spiritualité… voir les références en bas de la page
Parfois sur un ton complotiste ou culpabilisant, toujours subversif, ce fût la partie théorique de ma nouvelle vie-sion… j’ai cru pouvoir atteindre l’éveil, toucher la Vérité. Je comprends à présent qu’il ne s’agissait que d’un chamboulement «neuronal», de reprogrammation (diront certains), d’un passage à l’ère adulte émancipé et autonome… mais pas évident de passer à la pratique et de trouver comment se positionner dans ce monde dichotomique, avec toutes ces infos parfois discordantes.

Je me suis dirigé vers la pratique à tâtons : visite de collectifs et communautés alternatives, vivant «isolés» ou en connexion avec le monde «conventionnel»… en France, en Espagne, en Inde, en Angleterre par le biais du wwoofing notamment, des liens se sont créés et perdurent. D’autres expériences m’ont été données de vivre avec des amis en France, en Asie et jusqu’en Scandinavie qui ont également ouvert ma vision.

Je remercie au passage toutes ces personnes, qu’elles soient des relations de passage ou de longue date, pour avoir été à mes côtés durant ces bouts d’existence. Je ne pense pas que ce soit un privilège, chacun-e peut vivre de telles expériences.
Dès lors que l’on va vers une zone inconnue de ce qui compose d’habitude notre quotidien, la vision s’élargit.

Je m’aperçois également que cette vision s’entretient. Pour ma part si je ne suis pas vigilant et ne porte pas suffisamment mon attention à mes pensées, mon jugement, mes actes alors mes conditionnements ressurgissent, je revis les mêmes choses, je retourne au rôle que l’on m’a donné et que j’ai accepté, aux accords passés, je me sens sclérosé et sans vitalité… certains parlent de «zombie», je préfère utiliser l’expression «sans vivance» de Jacques Salomé.

L’étape suivante fût tout aussi compliquée et pleine de détours : pouvoir allier mes valeurs (toujours en définition), mes idéaux ou attentes, mes envies (parfois compulsives, saines, réparatrices, constructives ou destructives, toujours en mouvement) avec la manière de les exprimer dans le monde extérieur.
le détour

Cette alliance et cet élan vers une cohérence entre intérieur (être vivant-pensant-sentient-apprenant-aimant-accueillant-donnant-déduisant…) et extérieur (être vivant-exprimant-agissant-créant-enseignant-écoutant-reproduisant-social-individuel…) m’apparaît de plus en plus présente, notamment grâce à l’aide d’amis, de proches (je ne vous cite pas mais vous vous reconnaîtrez, merci du fond du cœur pour votre présence, votre attention, votre influence, votre sincérité. Merci à l’opportunité qu’il nous a été offerte, et que nous avons saisie, de nous connaître).

Pouvoir exprimer et créer une façon de vivre juste pour moi et les autres.
Sans porter de jugement de bien ou de mal à ce qui est, en dehors ou au dedans.
Voir ce qui est, comme étant en accord ou non avec moi, avec mon ressenti. Être attentif à la façon dont je veux mener ma vie, ici et maintenant, en restant ouvert sans pour autant tout accepter, en ne réagissant pas à ce qui semble im-moral ou mal-bien-faisant.

Réagir dans le temps, porter un jugement continu et arrêté sur un événement quel qu’il soit, qu’il ait lieu à distance, par l’intermédiaire de média ou qu’il survienne près de moi ne me convient pas. Car une fois l’événement passé je n’ai plus moyen de le changer.
Un exemple : Si je casse une tasse qui m’a été donné et qui a une «valeur sentimentale» sans possibilité de la recoller il me reste plusieurs choix :
ramasser les morceaux et les mettre dans un récipient pour continuer d’honorer cette «valeur sentimentale» qui m’est propre et subjective puisque personne d’autre ne ressentira cette attachement pour ces miettes,
les jeter et considérer l’impermanence et la finitude de toutes choses,
m’en vouloir et m’auto-flageller-punir pour cette tasse qui m’était chère car elle était associée pour moi à telle personne et tel souvenir,
m’apercevoir que ce souvenir lié à telle personne est toujours là et avoir de la gratitude envers cette tasse brisée pour avoir ramener à ma mémoire avec intensité et émotion toutes ces images-souvenirs-sensations passés dans mon être présent,
me dire qu’à présent je peux aussi accorder une valeur moins importante aux choses et diminuer mon envie de les posséder pour augmenter les moments avec ces êtres qui m’entourent, qui m’aiment, et que j’aime, avec qui je veux être lié, sincèrement et réellement dans l’instant présent.
… ce n’est qu’un exemple, je pense la même chose pour un événement retransmis, répété, commenté aux «actualités» ou bien d’un événement familial, etc.
Il s’agit simplement une façon de pondérer mes émotions face à une situation et l’interprétation que j’en fais.

«L’action fondée sur un principe, la perception et l’accomplissement de ce qui est juste, voilà qui change la face des choses et des relations ; elle est révolutionnaire par essence, elle n’a aucun précédent véritable. Elle ne sème pas seulement la division dans les États et les Églises, mais aussi dans les familles ; bien plus, elle divise l’individu, séparant en lui le diabolique du divin.»
David Henry Thoreau dans la Désobéissance Civile… pour ce qui des termes diabolique et divin à chacun-e son interprétation sur leurs significations

Tout ce que j’écris et lis là est une opportunité de mieux prendre conscience de ce vers quoi j’aspire à vivre à chaque instant. Tout ce que je vis me permet d’apprendre, j’apprends sans cesse à accepter mes émotions, les considérer sans jugement ni association d’idées, juste en portant mon attention aux sensations qu’elles produisent en moi et ensuite à l’appréciation de ma conscience : «est-ce que je veux re-sentir ceci ?», «est-ce agréable ou désagréable pour moi à ce moment présent ?», «que puis-je faire pour revivre ou ne plus revivre cette émotion ?», «concrètement, quelles sont les actions à mettre en place pour me sentir cohérent», «dois-je être en recherche pour ressentir cette émotion agréable ou dans le laisser-aller et le lâcher prise ?», «dois-je explorer toutes ces voies qui s’offrent à ma conscience pour trouver mon juste milieu ?».

«En cherchant à être, je n’étais pas. Et finalement en étant, je suis.»
peut être de Shakespeare… et t’inspires 😉

Comment accueillir une émotion ?

Aujourd’hui, à présent, à cet instant, en tapant sur les touches de ce clavier, en lisant les mots que je crée, en pensant aux personnes qui les lisent, aux personnes qui ont également écrit leurs pensées et qui m’ont inspirées, à celles que je n’ai pas lu, en ressentant toutes ces sensations, assis sur cette chaise, dans tout mon corps, dans ma bouche, dans mon champ de vision, aux rayons de soleil traversant la fenêtre, à toutes ces couleurs et ces matières que je reconnais, aux bruits des voitures et à leurs conducteurs dehors, aux personnes auxquelles je pense et que je ne reverrai plus ou que je verrai dans un temps plus ou moins long, à ces associations que je fais en posant mon regard sur chaque chose, mes mains, mon écran, aux bruits produits à chaque frappe du clavier, au fait que j’imagine quelle résonance cela a pour toi, vous, nous, dans le temps, aux choix de mes mots, à leurs significations, leurs histoires, leurs origines, leurs étymologies, au correcteur d’orthographe qui surligne de rouge chaque mot ne correspondant pas à ce qui a été établit par certaines personnes dans ce recueil de mots appelé «dictionnaire», à l’anticipation que je fais puis au retour de ma conscience dans l’instant présent, à cette sensation d’être vivant-pensant-sentient…, à cette intelligence artificielle créée par des êtres humains nommée OpenOffice Writer qui anticipe et propose des mots déjà écrits lorsque je commence à taper sur des lettres et créant un début de mot ressemblant suffisamment à ce que ce logiciel a répertorié, au fait que je vais mettre fin à cette écriture et à cette lecture quand je le déciderai, et même s’il me semble que cette interruption proviendra d’un événement extérieur (un évènement que je crée en imaginant que tout ces mots n’auront aucune importance, que la personne qui les lira, toi qui les lis pourrais penser que c’est nul, à mon auto-jugement par anticipation et conditionnement ; ou bien parce que j’ai prévu de voir une personne dans quelques heures ; ou parce que je ressens une sensation qui s’apparente à la faim et qu’il faudra que je m’arrête pour l’apaiser, etc.) en vérité elle ne proviendra que de moi et de mon libre-arbitre… Aujourd’hui, à présent, à cet instant, je prends conscience que chaque mouvement est un choix.

Tout ceci pour dire qu’en écrivant tout en pensant à l’impact que cela peut avoir sur une personne c’est comme lui exprimer directement ce message en véhiculant une portion de réalité, la mienne en l’occurrence, empreinte d’un sentiment. En insistant sur le fait que je ne suis qu’un passeur, comme tant d’autres, à travers l’écriture.

De l’écriture comme thérapie. De la gratitude à l’autonomie. En route vers la solidarité.

Les idées prennent place en étant exprimées, elles se font plus concrètes, en prise avec le réel, ainsi la construction du soi, de l’être s’épanouit. Tout ce qui sort, tous les non-dits, les «tabous» qui sont le fruit d’une association d’un jugement (culturel, personnel, religieux…) avec la forme prise par une expression (verbale, gestuelle…) lorsque cela est exprimé en conscience, avec sincérité et confiance créent une libération.

Lorsqu’on écrit ses pensées, ses convictions à destination de quelqu’un, dans le but de faire passer un message à une tierce personne cela produit le même effet qu’une discussion, que le fait de parler.

Écrire dans le but d’être lu, même si c’est pour les générations futures. S’exprimer à travers un art, une activité pour ne pas voir passer le temps. L’arrêter, le gagner… «Quand je joue, dit-il, la vie marque une pause et m’attend.»

Mon objectif étant d’écrire en un coup, c’est à dire sans devoir reformuler mes phrases, être le plus fluide et spontané possible, de la pensée à la touche en essayant de comprendre ce que je vie et en transmettant le relais… celui du virus qui se répand de l’Amour… avec le pouvoir des mots…

J’ai envie de remercier encore une fois cette sensation que je ressens en écrivant sur ce clavier et à tout ce que cela me renvoie à ce moment précis.

Voici quelques références inspirantes (du moins qui l’ont été pour moi) :
Ma Vie de Carl Gustav Jung pour l’ouverture d’esprit qu’il a eu et sa recherche sur l’inconscient
Earthlings de Shaun Monson sur l’industrie de la viande
L’argent dette de Paul Grignon pour comprendre ce qu’il y a derrière « l’argent »
Traité de la réforme de l’entendement de Baruch Spinoza sur le processus de la pensée et la compréhension
Ta vie sauvée enfin d’Alice Miller comprendre son passé (tumultueux en l’occurrence) pour en sortir
Volem rien foutre al païs de Pierre Carles sur les modes de vies alternatives
Mes inventions de Nikola Tesla une autobiographie concise, riche d’humilité montrant que le génie est accessible à tous
Autobiographie ou mes expériences de vérité de Mahatma Gandhi c’est clair, tout est dans le titre
Outliers de Malcolm Gladwell sur l’opportunité que certains ont saisi pour « réussir », l’introduction m’a marqué
The Element de Ken Robison sur comment trouver ce qui nous anime et pourquoi
La Belle Verte de Coline Serreau pour rêver réalité
Marley de Kevin Macdonald retraçant la vie d’un leader musical, passioné et pacifiste
Se libérer du connu de Jiddu Krishnamurti introspection dans la pensée,  parfois difficile, parfois évident, déroutant
– Le pouvoir du moment présent d’Eckhart Tolle sur la notion subjective du temps
Les sentiers de l’utopie d’Isabelle Fremeaux, John Jordan le récit d’un voyage au sein de différents collectifs hors normes prouvant qu’il existe d’autres manières d’aborder la vie
Illusions de Richard Bach un sublime roman renversant à propos d’un messie des temps modernes
Les 4 accords Toltèques de Don Miguel Ruiz une façon d’aborder le quotidien plus justement et sereinement, sans culpabilité
La médecine psychédélique d’Olivier Chambon à lire sans a priori, pour clarifier l’usage des substances psy
Le courage d’être soi de Jacques Salomé pour prendre du recul sur ses relations, pour être sincère avec soi et les autres
Plaidoyer pour le bonheur de Matthieu Ricard alliance d’informations scientifiques et spirituelles pour comprendre que le bonheur se crée
Les autres et moi d’Isabelle Filliozat ou comment développer son intelligence social avec bienveillance
Libérez votre cerveau ! d’Idriss Aberkane pour comprendre simplement la neuroscience et ce qui ne semble pas forcément perceptible

http://pleindetrucs.fr de Damien Fauché un site riche sur comment vivre et être mieux
http://creer-une-meilleure-vie.com/ de Jean-Jacques Crèvecoeur un autre site riche sur comment vivre et être mieux
http://www.kaizen-magazine.com/le-temps-n-existe-pas/ un article parmi d’autres sous forme de bd, intéressant, pratique et accessible

Retour en haut de la page

Note : J’ai également été influencé par d’autres domaines comme l’autosuggestion, la visualisation et le respirianisme. Je préfère ne pas mettre les références ici car mon intérêt et mon point de vue ont changé à leurs sujets. 😉