Rocket Stove

Le Rocket Stove, ou Poêle Dragon, est un poêle à bois à double combustion (les gaz sont brûlés) très économe en combustible.

Il existe plusieurs types de rocket stove. Celui que j’affectionne est en photos ici, car il est faisable par tout le monde, pas besoin d’outils sophistiqués.

Et ci-dessous, voici le mind map du Rocket Stove Autonome que j’ai montré au Burkina Faso.

Il décrit les points positifs de sa fabrication et de son utilisation.
Le point négatif étant qu’il faut mettre régulièrement du bois pour alimenter le feu, mais au moins si on oubli, pas de risque de cramer le plat.

Croquis fait au Burkina

La Flex-Yourte : un éco-habitat portatif hors de la ville !

“Créer sa propre habitation” dans la pensée dominante de la société “occidentale” ça se fait avec du dur : en parpaing, avec des fondations, des angles droits, et tous les raccordements et aménagements nécessaires au confort…
Autant dire que pour une personne seule ça devient compliqué de construire son chez soi de A à Z.

Pour celles et ceux qui ont l’âme nomade et bricoleuse (ou pas, vous verrez que c’est à la portée de tout le monde), il existe la Flex-yourte !

La Flex Yourte est un habitat :
transportable dans une voiture type familiale ou utilitaire
soulevable par 2 personnes
dé-montable en 1h !
écologique car fait à partir de matériaux naturels et recyclés.

Avec la Roulotte Fai Da Te, nous avons fabriqué des flexyourtes de toutes les tailles (il existe 3 tailles).
Quelques chiffres pour la flex moyenne :

– pour le mur : hauteur ~1m60, Ø 3m60 (une fois déplié), 48 bambous, 326 trous/cordelettes
– pour le toit : 24 bambous, 96 trous/cordelettes (dans le lien ci-dessous il est noté 120 trous, soit 5 par bambous, mais ici nous avons choisi de ne pas faire le dernier trou et d’utiliser une chambre à air pour assembler le toit et le mur, cf. photos ci-dessous)

Voici un lien expliquant toute la partie construction sur la Flex-yourte (merci infokiosques.net).
Et maintenant, voici comment nous avons procédé, en photos :

Sur ce site vous trouverez également toutes les infos utiles et notamment un calculateur qui dimensionne votre flex-yourte en ligne !


À Sunseed Desert Technology près d´Almeria

** Info – Conseil – Commande : boris@lautonomieauquotidien.fr **

Le Rocket Stove en voyage

** Information – Conseil – Commande : boris@lautonomieauquotidien.fr **

De l’Écriture à l’Autonomie

Bien conscient que je ne verrai pas le monde idéal que j’ai en tête, je pense tout de même faire ma part durant le laps de temps que je vivrais dans notre maison commune, notre belle planète.
Je ne le fais plus et ne le ferai pas par culpabilité, mais plutôt par responsabilité et désir de m’émanciper.

Il fût un temps où je ne réfléchissais pas à comment je vivais, je suivais les instructions de mes parents, proches, famille, amis, figures d’autorité, «enseignants», professeurs, médias, aux «informations» de 20h autour d’un repas où toute la famille écoutait religieusement la messe dite à la populace… maintenant il est possible d’être «informé» 24/7…

Attention au « syndrome du mauvais monde » ! Critique de la télévision
J’ai décidé depuis quelques années de choisir les informations qui me nourriraient le cerveau, d’être dans une démarche active et non passive de ce qui rentrerait dans mon système de pensée, dans ce qui influencerait ma vision du monde au quotidien.

J’apprends tous les jours à me remettre en question, parfois trop il me semble, mais je fais en sorte de prendre du recul sur les messages que j’ai intégré durant toute cette période où j’étais passif, suiveur, confiant en la croyance que l’extérieur… mon environnement… avait une réponse toute faîte sur la manière dont je devais mener ma vie.

Et puis il est arrivé un moment, en dehors du foyer familial, où j’ai pu prendre conscience que je pouvais vivre autrement… D’abord il y eût l’étape remise en question totale et globale avec un visionnage intensif de documentaires et vidéos, et beaucoup de lecture à propos d’une foule de domaines et de réflexions nouvelle : sur la philosophie, l’écologie, l’économie, la «politique» et le «pouvoir», la spiritualité… voir les références en bas de la page
Parfois sur un ton complotiste ou culpabilisant, toujours subversif, ce fût la partie théorique de ma nouvelle vie-sion… j’ai cru pouvoir atteindre l’éveil, toucher la Vérité. Je comprends à présent qu’il ne s’agissait que d’un chamboulement «neuronal», de reprogrammation (diront certains), d’un passage à l’ère adulte émancipé et autonome… mais pas évident de passer à la pratique et de trouver comment se positionner dans ce monde dichotomique, avec toutes ces infos parfois discordantes.

Je me suis dirigé vers la pratique à tâtons : visite de collectifs et communautés alternatives, vivant «isolés» ou en connexion avec le monde «conventionnel»… en France, en Espagne, en Inde, en Angleterre par le biais du wwoofing notamment, des liens se sont créés et perdurent. D’autres expériences m’ont été données de vivre avec des amis en France, en Asie et jusqu’en Scandinavie qui ont également ouvert ma vision.

Je remercie au passage toutes ces personnes, qu’elles soient des relations de passage ou de longue date, pour avoir été à mes côtés durant ces bouts d’existence. Je ne pense pas que ce soit un privilège, chacun-e peut vivre de telles expériences.
Dès lors que l’on va vers une zone inconnue de ce qui compose d’habitude notre quotidien, la vision s’élargit.

Je m’aperçois également que cette vision s’entretient. Pour ma part si je ne suis pas vigilant et ne porte pas suffisamment mon attention à mes pensées, mon jugement, mes actes alors mes conditionnements ressurgissent, je revis les mêmes choses, je retourne au rôle que l’on m’a donné et que j’ai accepté, aux accords passés, je me sens sclérosé et sans vitalité… certains parlent de «zombie», je préfère utiliser l’expression «sans vivance» de Jacques Salomé.

L’étape suivante fût tout aussi compliquée et pleine de détours : pouvoir allier mes valeurs (toujours en définition), mes idéaux ou attentes, mes envies (parfois compulsives, saines, réparatrices, constructives ou destructives, toujours en mouvement) avec la manière de les exprimer dans le monde extérieur.
le détour

Cette alliance et cet élan vers une cohérence entre intérieur (être vivant-pensant-sentient-apprenant-aimant-accueillant-donnant-déduisant…) et extérieur (être vivant-exprimant-agissant-créant-enseignant-écoutant-reproduisant-social-individuel…) m’apparaît de plus en plus présente, notamment grâce à l’aide d’amis, de proches (je ne vous cite pas mais vous vous reconnaîtrez, merci du fond du cœur pour votre présence, votre attention, votre influence, votre sincérité. Merci à l’opportunité qu’il nous a été offerte, et que nous avons saisie, de nous connaître).

Pouvoir exprimer et créer une façon de vivre juste pour moi et les autres.
Sans porter de jugement de bien ou de mal à ce qui est, en dehors ou au dedans.
Voir ce qui est, comme étant en accord ou non avec moi, avec mon ressenti. Être attentif à la façon dont je veux mener ma vie, ici et maintenant, en restant ouvert sans pour autant tout accepter, en ne réagissant pas à ce qui semble im-moral ou mal-bien-faisant.

Réagir dans le temps, porter un jugement continu et arrêté sur un événement quel qu’il soit, qu’il ait lieu à distance, par l’intermédiaire de média ou qu’il survienne près de moi ne me convient pas. Car une fois l’événement passé je n’ai plus moyen de le changer.
Un exemple : Si je casse une tasse qui m’a été donné et qui a une «valeur sentimentale» sans possibilité de la recoller il me reste plusieurs choix :
ramasser les morceaux et les mettre dans un récipient pour continuer d’honorer cette «valeur sentimentale» qui m’est propre et subjective puisque personne d’autre ne ressentira cette attachement pour ces miettes,
les jeter et considérer l’impermanence et la finitude de toutes choses,
m’en vouloir et m’auto-flageller-punir pour cette tasse qui m’était chère car elle était associée pour moi à telle personne et tel souvenir,
m’apercevoir que ce souvenir lié à telle personne est toujours là et avoir de la gratitude envers cette tasse brisée pour avoir ramener à ma mémoire avec intensité et émotion toutes ces images-souvenirs-sensations passés dans mon être présent,
me dire qu’à présent je peux aussi accorder une valeur moins importante aux choses et diminuer mon envie de les posséder pour augmenter les moments avec ces êtres qui m’entourent, qui m’aiment, et que j’aime, avec qui je veux être lié, sincèrement et réellement dans l’instant présent.
… ce n’est qu’un exemple, je pense la même chose pour un événement retransmis, répété, commenté aux «actualités» ou bien d’un événement familial, etc.
Il s’agit simplement une façon de pondérer mes émotions face à une situation et l’interprétation que j’en fais.

«L’action fondée sur un principe, la perception et l’accomplissement de ce qui est juste, voilà qui change la face des choses et des relations ; elle est révolutionnaire par essence, elle n’a aucun précédent véritable. Elle ne sème pas seulement la division dans les États et les Églises, mais aussi dans les familles ; bien plus, elle divise l’individu, séparant en lui le diabolique du divin.»
David Henry Thoreau dans la Désobéissance Civile… pour ce qui des termes diabolique et divin à chacun-e son interprétation sur leurs significations

Tout ce que j’écris et lis là est une opportunité de mieux prendre conscience de ce vers quoi j’aspire à vivre à chaque instant. Tout ce que je vis me permet d’apprendre, j’apprends sans cesse à accepter mes émotions, les considérer sans jugement ni association d’idées, juste en portant mon attention aux sensations qu’elles produisent en moi et ensuite à l’appréciation de ma conscience : «est-ce que je veux re-sentir ceci ?», «est-ce agréable ou désagréable pour moi à ce moment présent ?», «que puis-je faire pour revivre ou ne plus revivre cette émotion ?», «concrètement, quelles sont les actions à mettre en place pour me sentir cohérent», «dois-je être en recherche pour ressentir cette émotion agréable ou dans le laisser-aller et le lâcher prise ?», «dois-je explorer toutes ces voies qui s’offrent à ma conscience pour trouver mon juste milieu ?».

«En cherchant à être, je n’étais pas. Et finalement en étant, je suis.»
peut être de Shakespeare… et t’inspires 😉

Comment accueillir une émotion ?

Aujourd’hui, à présent, à cet instant, en tapant sur les touches de ce clavier, en lisant les mots que je crée, en pensant aux personnes qui les lisent, aux personnes qui ont également écrit leurs pensées et qui m’ont inspirées, à celles que je n’ai pas lu, en ressentant toutes ces sensations, assis sur cette chaise, dans tout mon corps, dans ma bouche, dans mon champ de vision, aux rayons de soleil traversant la fenêtre, à toutes ces couleurs et ces matières que je reconnais, aux bruits des voitures et à leurs conducteurs dehors, aux personnes auxquelles je pense et que je ne reverrai plus ou que je verrai dans un temps plus ou moins long, à ces associations que je fais en posant mon regard sur chaque chose, mes mains, mon écran, aux bruits produits à chaque frappe du clavier, au fait que j’imagine quelle résonance cela a pour toi, vous, nous, dans le temps, aux choix de mes mots, à leurs significations, leurs histoires, leurs origines, leurs étymologies, au correcteur d’orthographe qui surligne de rouge chaque mot ne correspondant pas à ce qui a été établit par certaines personnes dans ce recueil de mots appelé «dictionnaire», à l’anticipation que je fais puis au retour de ma conscience dans l’instant présent, à cette sensation d’être vivant-pensant-sentient…, à cette intelligence artificielle créée par des êtres humains nommée OpenOffice Writer qui anticipe et propose des mots déjà écrits lorsque je commence à taper sur des lettres et créant un début de mot ressemblant suffisamment à ce que ce logiciel a répertorié, au fait que je vais mettre fin à cette écriture et à cette lecture quand je le déciderai, et même s’il me semble que cette interruption proviendra d’un événement extérieur (un évènement que je crée en imaginant que tout ces mots n’auront aucune importance, que la personne qui les lira, toi qui les lis pourrais penser que c’est nul, à mon auto-jugement par anticipation et conditionnement ; ou bien parce que j’ai prévu de voir une personne dans quelques heures ; ou parce que je ressens une sensation qui s’apparente à la faim et qu’il faudra que je m’arrête pour l’apaiser, etc.) en vérité elle ne proviendra que de moi et de mon libre-arbitre… Aujourd’hui, à présent, à cet instant, je prends conscience que chaque mouvement est un choix.

Tout ceci pour dire qu’en écrivant tout en pensant à l’impact que cela peut avoir sur une personne c’est comme lui exprimer directement ce message en véhiculant une portion de réalité, la mienne en l’occurrence, empreinte d’un sentiment. En insistant sur le fait que je ne suis qu’un passeur, comme tant d’autres, à travers l’écriture.

De l’écriture comme thérapie. De la gratitude à l’autonomie. En route vers la solidarité.

Les idées prennent place en étant exprimées, elles se font plus concrètes, en prise avec le réel, ainsi la construction du soi, de l’être s’épanouit. Tout ce qui sort, tous les non-dits, les «tabous» qui sont le fruit d’une association d’un jugement (culturel, personnel, religieux…) avec la forme prise par une expression (verbale, gestuelle…) lorsque cela est exprimé en conscience, avec sincérité et confiance créent une libération.

Lorsqu’on écrit ses pensées, ses convictions à destination de quelqu’un, dans le but de faire passer un message à une tierce personne cela produit le même effet qu’une discussion, que le fait de parler.

Écrire dans le but d’être lu, même si c’est pour les générations futures. S’exprimer à travers un art, une activité pour ne pas voir passer le temps. L’arrêter, le gagner… «Quand je joue, dit-il, la vie marque une pause et m’attend.»

Mon objectif étant d’écrire en un coup, c’est à dire sans devoir reformuler mes phrases, être le plus fluide et spontané possible, de la pensée à la touche en essayant de comprendre ce que je vie et en transmettant le relais… celui du virus qui se répand de l’Amour… avec le pouvoir des mots…

J’ai envie de remercier encore une fois cette sensation que je ressens en écrivant sur ce clavier et à tout ce que cela me renvoie à ce moment précis.

Voici quelques références inspirantes (du moins qui l’ont été pour moi) :
Ma Vie de Carl Gustav Jung pour l’ouverture d’esprit qu’il a eu et sa recherche sur l’inconscient
Earthlings de Shaun Monson sur l’industrie de la viande
L’argent dette de Paul Grignon pour comprendre ce qu’il y a derrière « l’argent »
Traité de la réforme de l’entendement de Baruch Spinoza sur le processus de la pensée et la compréhension
Ta vie sauvée enfin d’Alice Miller comprendre son passé (tumultueux en l’occurrence) pour en sortir
Volem rien foutre al païs de Pierre Carles sur les modes de vies alternatives
Mes inventions de Nikola Tesla une autobiographie concise, riche d’humilité montrant que le génie est accessible à tous
Autobiographie ou mes expériences de vérité de Mahatma Gandhi c’est clair, tout est dans le titre
Outliers de Malcolm Gladwell sur l’opportunité que certains ont saisi pour « réussir », l’introduction m’a marqué
The Element de Ken Robison sur comment trouver ce qui nous anime et pourquoi
La Belle Verte de Coline Serreau pour rêver réalité
Marley de Kevin Macdonald retraçant la vie d’un leader musical, passioné et pacifiste
Se libérer du connu de Jiddu Krishnamurti introspection dans la pensée,  parfois difficile, parfois évident, déroutant
– Le pouvoir du moment présent d’Eckhart Tolle sur la notion subjective du temps
Les sentiers de l’utopie d’Isabelle Fremeaux, John Jordan le récit d’un voyage au sein de différents collectifs hors normes prouvant qu’il existe d’autres manières d’aborder la vie
Illusions de Richard Bach un sublime roman renversant à propos d’un messie des temps modernes
Les 4 accords Toltèques de Don Miguel Ruiz une façon d’aborder le quotidien plus justement et sereinement, sans culpabilité
La médecine psychédélique d’Olivier Chambon à lire sans a priori, pour clarifier l’usage des substances psy
Le courage d’être soi de Jacques Salomé pour prendre du recul sur ses relations, pour être sincère avec soi et les autres
Plaidoyer pour le bonheur de Matthieu Ricard alliance d’informations scientifiques et spirituelles pour comprendre que le bonheur se crée
Les autres et moi d’Isabelle Filliozat ou comment développer son intelligence social avec bienveillance
Libérez votre cerveau ! d’Idriss Aberkane pour comprendre simplement la neuroscience et ce qui ne semble pas forcément perceptible

http://pleindetrucs.fr de Damien Fauché un site riche sur comment vivre et être mieux
http://creer-une-meilleure-vie.com/ de Jean-Jacques Crèvecoeur un autre site riche sur comment vivre et être mieux
http://www.kaizen-magazine.com/le-temps-n-existe-pas/ un article parmi d’autres sous forme de bd, intéressant, pratique et accessible

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Note : J’ai également été influencé par d’autres domaines comme l’autosuggestion, la visualisation et le respirianisme. Je préfère ne pas mettre les références ici car mon intérêt et mon point de vue ont changé à leurs sujets. 😉

Ateliers Cuiseur Autonome & Rocket Stove – Juillet 2016

La 1ère session Ateliers DIY Cuiseur Autonome & Rocket Stove s’est très bien passée.

La pluie de Samedi n’y a rien fait : tout le monde est reparti avec son appareil autonomisant 😉

Voici quelques photos :

… et bien d’autres sur la page facebook de L’Autonomie Au Quotidien et de l’association Les Pensées Sauvages

Face à la demande d’autres ateliers seront organisés.
À bientôt


Merci à toutes les personnes qui ont contribué à l’organisation de ces ateliers ainsi qu’à tous les participants !

Publié dans DIY

Remplacer le démarreur de sa voiture

Bonjour bonjour, voici un petit article Do It Yourself spécifique.

Il y a quelques temps le démarreur de ma Peugeot 306 a rendu complètement l’âme, après plusieurs semaines de caprices… les charbons devaient être collés et usés, il fallait donc taper dessus pour que la voiture démarre.

J’ai donc entrepris une réparation maison en achetant un démarreur d’occasion à la casse.

Démarreur de Peugeot 306Voici le document qui montre comment procéder pour le démontage et le remplacement de cette pièce. Démontage démarreur 306 1.9 Diesel

Ce n’est pas si sorcier, c’est plutôt facile, rapide et très rentable : 20€ pour le démarreur d’occas’, 1h30 pour la réparation et la satisfaction d’avoir réussi soi-même à réparer sa voiture.

En espérant que cela profite à certain-e-s.

Publié dans DIY

Voyagez autrement sans vous ruiner : alternatives et premiers pas

Bouddha du Cambodge

À quelques mètres d’une statue de Bouddha au Cambodge

Pour celles et ceux qui veulent voyager, découvrir d’autres cultures, visiter des contrées lointaines sans se ruiner !

En dehors du tourisme conventionnel, qui peut être souvent onéreux et superficiel quant à l’expérience vécu : avion, hôtel, restaurant, visite guidée de monuments… il existe d’autres manières de voyager, par exemple : faire du volontariat, coucher chez l’habitant, faire de l’auto-stop…
Ces alternatives au voyage conventionnel sont la plupart du temps gratuites, mais l’avantage principal est qu’elles permettent de s’imprégner pleinement des us et coutumes d’autres pays.

Premièrement je passerai en revue quelques interrogations et doutes liés au voyage et aux premiers pas… parce qu’on aimerait bien partir dans un autre pays mais… il y a souvent une raison de ne pas le faire.
Deuxièmement je ferai un tour d’horizon des alternatives.

tintin_lao-tseu

Pour moi partir dans d’autres contrées ça a été l’occasion de faire de superbes rencontres, d’améliorer mon anglais et mon espagnol jusqu’à arriver à tenir une conversation.
Ça m’a permis d’apprendre de nouvelles coutumes et de prendre conscience que chaque contrée comme chaque individu pense différemment.

S’imprégner de cette différence apporte un nouveau regard sur le monde. Et la différence n’est plus une peur… en la comprenant elle devient une force.
À présent je sais que je peux aller dans n’importe quel pays et par n’importe quel moyen de transport, c’est un formidable sentiment de liberté et d’autonomie. Rien que ça 🙂 !

Lao Tzeu a aussi dit : « Un voyage de 1 000 lieux commence toujours par un pas. »

Les interrogations liés aux premiers pas

Bien sûr même si l’envie est là, bien présente, lorsqu’il s’agit d’une expérience nouvelle il peut y avoir un tas de doutes venant bloquer le passage à l’acte :

J’aimerai bien mais…

«ce n’est plus de mon âge»
On connaît tous l’expression «le voyage forme la jeunesse»… mais celle-ci me paraît plus complète et juste «les voyages sont l’éducation de la jeunesse et l’expérience de la vieillesse» (de Francis Bacon).
J’ai rencontré des personnes de toute âge qui sont parties à la découverte du monde en empruntant des voies alternatives. Certaines avaient fait une pause dans leur boulot, d’autres ne voulaient pas attendre la retraite, toutes avaient à cœur de vivre une expérience en dehors de leur quotidien bien ordonné.

«j’ai peur d’être loin de mon entourage, de ma région natale»
«ce n’est pas pour moi c’est pour les aventuriers» 
Le connu rassure, l’inconnu fait peur, et pourtant perdre ses repères quotidiens dans un pays où tout semble différent permet de porter un regard nouveau, d’élargir sa vision.
Si vous n’avez jamais fait l’expérience de quitter radicalement votre routine plusieurs semaines, je vous assure que ça vaut le coup. On en revient grandi, serein, avec une ouverture d’esprit propice à d’éventuels changements.
Et pour les parents je vous conseille le site Voyages et enfants, et cet article notamment pour les mères de famille. Vous y trouverez des conseils, astuces et autres témoignages pour vous aider et rassurer à franchir le pas en famille.

«ça va me coûter trop cher»
On va le voir plus loin, si l’envie est vraiment là, se retenir de voyager à cause de l’argent n’est pas une raison suffisante. Par exemple il est possible de dépenser seulement 400€ pour un séjour de 3mois en Angleterre, en faisant de l’auto-stop au maximum, du wwoofing… c’est du vécu 😉

Plantation de riz, ragi et varagu en Inde

Plantation de riz, ragi et varagu en Inde

«faut que je prenne l’avion, mais ça pollue»
Pour ce qui est de partir à l’autre bout du monde, l’avion devient presque incontournable surtout lorsqu’on n’a que quelques semaines.
L’idée de prendre l’avion m’a posé un gros cas de conscience, et peut-être qu’à vous aussi. Je pensais à l’écologie, à la pollution… je trouvais ce n’était pas compatible avec mes valeurs (voir cette excellente vidéo de Groland à ce sujet)… mais l’envie de parcourir le monde, l’Asie notamment (pour aller rejoindre un ami qui y vivait), était profondément là. Et le but n’était pas de juste consommer, mais d’expérimenter un autre mode de vie.
Prendre l’avion pour aller voir un match de foot le temps d’un week-end… ou faire du wwoofing et partager le quotidien d’autres habitants de la Terre, de découvrir leur culture… y-a t-il une raison plus légitime que l’autre de prendre l’avion pour aller à l’autre bout du monde ? C’est bien sûr à chacun d’y répondre, de mettre dans la balance le pour et le contre avec conscience, en respectant ses valeurs. Mode éthique activé 😉

Il y a aussi la possibilité de calculer et de compenser l’impact carbone causé par le transport en faisant un don à un organisme (Goodplanet par exemple) qui réalise des projets de réduction d’émissions de gaz à effet de serre en plantant des arbres, etc.
Le secteur aéronautique recherche activement et trouve des solutions pour diminuer son impact environnemental en réduisant sa consommation énergétique (et faire des économies of course), et en projetant d’utiliser d’autres sources d’énergie moins polluantes que le kérosène… affaire à suivre. Ces solutions, de mon humble avis, ne devraient toutefois pas être une excuse pour s’envoyer en l’air à tir-larigot.

«je n’ai pas le temps, je travaille»
Ça serait dommage d’attendre la retraite pour réaliser une envie très présente. Prendre une semaine de congé dans un pays ou une région limitrophe sera déjà une bonne première expérience. Vous pouvez par exemple aller dans un chalet perdu dans la montagne, le temps d’une petit semaine sans presque rien débourser en faisant du volontariat.

«mon anglais est trop mauvais»
Nawak !
En partant de ce principe, il n’y a rien d’autre à faire que de rester dans votre canapé et continuer de s’évader avec les boutons qui changent le monde et donne l’impression de voyager grâce à l’écran plat… très plat.
Ou alors vous pouvez regarder cette vidéo (et les suivantes) pour ne pas faire de votre niveau en anglais une mauvaise excuse.

Et surtout je vous recommande celle-ci pour trouver ce qui vous motivera à apprendre une langue !
Qu’importe votre niveau vous avez très certainement déjà des bases pour vous présenter, dire bonjour… le reste viendra en parlant, dîtes-vous que la grande majorité des gens auront plaisir à vous aider à améliorer votre anglais.

Si vous souhaitez améliorer votre anglais (ou d’autres langues) dés maintenant, Duolingo est un super site. Il utilise une méthode d’enseignement basé sur la ludification, sous forme de jeu. Enjoy 😉

Petit tour d’horizon des alternatives

L’hébergement seul :
Vous pouvez dormir chez l’habitant grâce au couchsurfing : c’est le site le plus important de service d’hébergement temporaire et gratuit.
Le site est en anglais mais intuitif et facile d’utilisation. Après l’inscription gratuite il reste à mettre une description plus ou moins brève de vous dans votre profil (partie qui peut rebuter certain-e-s mais qui est importante pour installer un climat de confiance avec d’autres couchsurfers).
Vous pouvez choisir d’être hôte et/ou d’être accueilli dans plus de 200000 villes que ce soit pour une ou plusieurs nuits.
C’est un très bon moyen pour échanger avec des locaux et connaître les bons plans sur ce qu’il y a à faire dans les alentours.
Vous pouvez aussi préciser que vous ne voulez faire que des rencontres, dans le cas où vous voulez faire une première approche avant de vous lancer ou simplement pour voir des gens du monde entier dans votre ville. Il y a une communauté internationale de couchsurfers et dans chaque grande ville des rencontres sont régulièrement organisées.

Le volontariat :
Il existe le WWOOFing (« World Wide Opportunities on Organic Farms ») pour aller travailler dans une ferme, une exploitation agricole ou chez des particuliers qui sont dans une démarche biologique.
En règle général pour 5-6 heures de travail, 5 jours par semaine vous êtes nourris, blanchis et logés.
Pour avoir accès à la liste des hôtes il faut s’inscrire et payer une adhésion de 25€ pour une personne seule pour une année et par pays… si vous voulez faire du wwoofing dans plusieurs pays il faudra payer pour chacun d’entre eux une adhésion.
Cette pratique de volontariat a été créée en 1971 en Angleterre et s’est répandu un peu partout dans le monde, c’est une opportunité de voyager tout en apprenant de nombreuses méthodes de jardinage et de culture de la terre.

Récolte de fumier au Portugal

En train de cueillir du fumier au Portugal

À présent de nombreux réseaux de ce type ont émergé, Workaway et Helpx font partie des plus connus.
Le principe est le même que celui du wwoofing : travail en échange du gîte et du couvert, à la différence que ceux-ci sont plus généraux dans les activités proposées (garde d’enfants en France, aide dans un hôtel à Taïwan, s’occuper de huskies en Finlande…). L’inscription donne directement accès aux propositions du monde entier (contrairement au réseau Wwoof).
Avec Workaway vous pouvez voir la liste des hôtes mais pour les contacter l’inscription coûte 23€ pour une année pour une personne.
Pour Helpx l’inscription est gratuite. Pour accéder à la liste complète des hôtes et les contacter la cotisation est de 20€ pour deux ans.

Petit conseil pour ne pas avoir de surprise : bien clarifier et demander la confirmation de ce que propose les hôtes dans leur description avant de dire oui.

Reste à voir le déplacement maintenant :

L’auto-stop :
Au-delà du critère économique et écologique de ce type de déplacement, il s’agit surtout d’appréhender un nouvel état d’esprit. Aller d’un point A à un point B en se laissant guider par l’inconnu.
Ça fait peur, on se dit qu’avec ce qu’on entend aux infos c’est de la folie de faire du stop… mais la réalité est tout autre. En essayant, même sur une courte distance, vous vous rendrez compte que les gens ont envie de rendre service sans rien attendre en retour, si ce n’est le plaisir d’avoir aider une personne 🙂

J7 STOCKHOLM (7)

De Stockholm à Sundsvall… un ami prend la photo, dans quelques minutes un taxi va nous embarquer gracieusement !

De tous les échanges que j’ai eu avec d’autres auto-stoppeurs, il y a un avant et un après le premier stop effectué. Avant c’est souvent l’appréhension, le doute, la remise en question… puis lorsqu’on est au bord de la route avec la volonté, la patience et le sourire il y a forcément une personne qui s’arrête, et là c’est le réconfort. Un-e inconnu-e a répondu à votre attente de manière désintéressée… trop sympas les humains.

Vous pouvez aborder le stop de différentes manières : en vous organisant avant en choisissant le lieu, en préparant un panneau, en ayant l’air le plus sympa possible de façon à mettre toutes les chances de votre côté pour arriver au plus vite à destination.
Ou en faisant une entière confiance face à l’inconnu, sans planifier, sans contrainte de temps, avec une approche plus spirituelle et la conviction qu’une personne s’arrêtera. Que cette personne sera la bonne personne parce que vous l’aurez attiré grâce à l’énergie que vous dégagez.
Entre et au-delà de ces deux approches il en existe un tas.

Faire du stop est avant tout une question de bon sens (faire du stop seul-e la nuit sur une route de campagne n’est pas une très bonne idée), de respect, de confiance, d’envie de partager et de curiosité.

Si vous êtes intéressé-e par l’aventure, il existe des sites spécialisés qui donnent des conseils et les bons spots selon la ville et le pays : pour la France et le monde entier Hitchwiki (hitchhiking = auto-stop en anglais), pour la France Lève ton pouce et Rezopouce où vous trouverez un réseau d’auto-stop organisé.

Si vous ne connaissez pas encore Nus et culottés je vous conseille de regarder leurs vidéos, ça peut inspirer.

Le bateau-stop :
C’est surtout pour dire que ça existe que j’en parle, par contre pour y arriver il faut de la patience et un bon budget bien souvent. Personnellement je n’ai pas réussi à en faire.

Il y a plusieurs façons de faire du bateau-stop (voir aussi cet article d’Hitchwiki) :
– dans une marina en demandant directement aux navigateurs

– grâce aux nombreux sites internet qui mettent en relation les skippers et les équipiers : vogavecmoi bateau-stop stw pour ne citer qu’eux. Avoir de l’expérience en tant qu’équipier est plus qu’apprécié.

– les cargos sont à proscrire, du moins c’est très réglementé et cela revient cher.
J’ai tenté à Lisbonne de monter dans des cargos mais sans aucun succès.

– avec les ferries, en embarquant dans le camion d’un routier.

Si vous connaissez d’autres tuyaux vous pouvez les partager dans les commentaires, merci 🙂

Le covoiturage :
Pratique bien connue maintenant : il y a bien sûr le fameux site Blablacar, il en existe également de nombreux autres où il n’y a pas de commissions ajoutées au prix du trajet comme ceux-ci : FreeCovoiturage et Covoiturage-libre.

Le bus :
Le bus peut également être une bonne alternative pour traverser l’Europe, de nombreuses compagnies font des offres très intéressantes, parfois pour seulement quelques euros il est possible de faire des centaines de kilomètres.

Le coavionnage :
Oui ça existe, Coavmi, Wingly, Wingshare et Aerostop entre autres sont des sites où les pilotes privés ayant prévu d’effectuer un trajet en avion proposent leurs places vides.

Par contre il faut en profiter tant que c’est possible et abordable car la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) prévoit des réglementations restreignant cette pratique.

J10 LULEA (24)

À Lulea. La nuit précédente une arore boréale s’est montrée.

En conclusion, le voyage alternatif permet, selon moi, de découvrir ce qui nous connecte chacun et chacune à l’autre. Il est souvent d’une intensité remarquable.

Ce qui est super, par exemple après avoir expérimenter l’auto-stop, c’est qu’en prenant sa voiture à son tour lorsqu’on croise un auto-stoppeur on s’arrête avec le sourire, le virus de la confiance se propage et circule.

Le voyage alternatif permet de dépasser ses limites et ses croyances, de faire une véritable pause dans un quotidien qui va à toute allure pour arriver à apaiser et reconsidérer les choix que nous faisons et faire resurgir les envies, les besoins profonds.
Bien sûr pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour ça, à côté voire même chez soi peut suffire… il faut parfois du temps pour s’en apercevoir.

L’herbe est-elle plus verte ailleurs ? En tout cas le voyage dé-couvre une autre réalité.

Mode philosophe activé !

Merci à toutes les personnes qui m’ont inspirées et poussées à voyager, m’ont ouvert mon cœur et ma tête, pour leur confiance, leur accueil.

Merci à cette grande famille dont j’ai la chance de faire partie… l’Humanité… dans cette belle maison qu’est la Terre.

Mode bisounours activé !

Si vous voulez aller plus loin, voici ce très bon blog : Le Sac à Dos. Vous y trouverez un tas d’infos sur le voyage.

J’espère que cet article vous a motivé pour réaliser votre envie de voyager… il suffit d’un premier pas !

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Mettre de l’Huile Végétale dans son Réservoir…

Vous avez un véhicule diesel, et rouler à l’huile végétale (HV) vous intéresse, ou vous n’en avez peut-être jamais entendu parlé… à la fin de cet article vous aurez toutes les clés pour passer à la pratique.
L’objectif étant de vous apporter le maximum de connaissances sur l’utilisation d’HV dans le réservoir d’un véhicule diesel.

Que ce soit pour des raisons écologiques, économiques, comme début d’alternative au pétrole, pour plus d’autonomie, par curiosité, parce que vous faîtes des frites tous les jours… toutes les raisons sont bonnes.

Et étant donné que nombreux sont les sites qui abordent ce sujet de manière très détaillée au niveau technique, juridique, environnemental et économique, je me contenterai de faire une synthèse en vous renvoyant vers les sites en question pour multiplier les sources et recouper les informations.

Celles-ci se croiseront, se ressembleront mais aussi divergeront… dans le but d’être le plus averti-e possible et de se forger une opinion par la pratique, et en expérimentant par vous-même progressivement.

De plus il y a une grosse communauté avec laquelle il est possible d’échanger via des forums sur tous les sujets gravitant autour de l’huile.

Je trouve intéressant de se pencher individuellement et collectivement sur le carburant que l’on utilise dans nos voitures, parce qu’au-delà de simplement aller à la pompe, il est possible de se réapproprier cet aspect omniprésent de nos vies, pour plus d’autonomie, de conscience et avec un peu d’huile de coude. Bien placée celle-là, dis-donc !

Précision, au cas où 😉
pour le carburant :
Diesel = Gazole = Gasoil Essence = Sans Plomb 95 ou 98
et pour les Huiles Végétales (HV) : HV Carburant (HVC) HV Brute (HVB) HV Pure (HVP) H Alimentaire Usagée (HAU) = H de friture

Au sommaire :
1. Quelle quantité pour quel moteur ?
2. Quelle modification éventuelle du moteur ?
3. Comment filtrer et mélanger l’huile ?
4. Quels sont les entretiens et les performances ?
5. Où se procurer de l’huile ?
6. Que dit la loi ?
7. Est-ce écologique ?
8. Autre utilisation de l’HV
9. Autres alternatives
10. Diesel, la belle histoire

1. Quantité en fonction du type de moteur

La première chose à savoir est que seuls les véhicules diesel peuvent rouler à l’HV. Les véhicules essence ne peuvent pas, ils peuvent cependant accepter l’éthanol.

Le pourcentage d’huile que vous pouvez mettre dans votre réservoir varie selon plusieurs facteurs : le type de moteur diesel (injection directe ou indirecte, pression et pompe à injection) et la saison. Vous trouverez dans ce schéma le % d’huile recommandé à utiliser en fonction de ces facteurs.

Si vous ne savez pas quelle est la pompe à injection de votre véhicule, photographiez votre pompe et postez la dans ce sujet.

Une pompe à injection ressemble à ça :

Pompe à injection

Pompe à injection de Peugeot 306 1.9L

2. Modification moteur

Si vous voulez rouler à 100% d’huile et que votre moteur actuel ne le permet pas, au regard du précédent schéma, vous pouvez installer un kit mono-carburation ou bi-carburation.

La solution mono-carburation est expliquée ici.

Pour le kit bi-carburation si vous souhaitez le faire vous-même, voici le principe ici et .

Vous trouverez également sur ce lien des tas de conseils, retours d’expériences et autres informations techniques.

Pour acheter un kit bi-carburation tout prêt ou les pièces nécessaires pour la mono-carbu, il y a ce site. À vous de calculer si ça vaut le coup par rapport au nombre de km que vous faîtes, au % d’HV que vous mettez, si vous l’achetez déjà filtrée (ce point un peu plus bas) ou la récupérez et filtrez vous-même.

3.a. Filtration de l’huile usagée

La filtration est une étape très importante lorsque vous récupérez de l’huile usagée.

Plusieurs possibilités :

– les poches filtrantes (possibles d’acheter ici) prévues à cet effet, avec un système de filtration de la plus grossière à la plus fine. ex : t-shirt, filtres 20 μm, 10 μm, 5 μm et 1 μm.
Système qui demande de laver les filtres une fois bouchés.

De mon avis, ce système est intéressant si l’huile n’est pas trop souillée, ou prévoir plusieurs passages sur des vieux tissus.

– les filtres à eau avec cartouches.Filtration avec cartouche eau
J’utilise ce système à présent, il permet de filtrer environ 5L par heure facilement.
J’ai récupéré 2 filtres à eau d’exposition et ai acheté des cartouches filtrantes à 100μm et 5μm.
La filtration se fait par gravité comme le montre la photo de droite.

Un autre exemple ici.

– les filtres à café. Ils filtrent à environ 5-7μm (pour info, le maillage n’est pas garanti par les fabricants). Solution peu encombrante et peu onéreuse, pour une utilisation épisodique à petite quantité. Les filtres se bouchent assez rapidement, il faudra donc les remplacer régulièrement.

Perso je me suis rabattu sur cette solution. Il faut y être assez souvent derrière, par contre une fois usités, les filtres à café peuvent être mis avec les journaux pour la cheminée ou le barbeuc.

À vous de trouver lHuile filtrée pour le réservoira solution de filtration qui vous va le mieux.

À noter : les filtres à gasoil ont un maillage de 5 μm en moyenne.
Filtrer à 1μm permet d’éviter le maximum de problèmes, et est obligatoire pour les moteurs récents, TDI, etc.

Il est recommandé de laisser décanter l’huile au moins une semaine, pour que les « cires » (phospholipides) restent au fond du bidon, puis de filtrer à t° ambiante (sans avoir laissé l’huile chauffée au soleil, car ces « cires » se solubilisent avec la chaleur et sont source de colmatage).

Pour les bidons, assurez vous qu’ils soient propres, sans aucun résidu. Vous pouvez en trouver à la déchetterie par exemple. Les gros bidons d’eau et d’huile font l’affaire aussi.

Plus d’infos sur la filtrations ici.

b. Mélange

Pour mélanger votre huile filtrée avec le gazole, c’est simple soit au bidon soit directement dans le réservoir.

Pour ma part, en allant à la station essence, je prends mon bidon d’huile et le vide dans le réservoir juste avant d’ajouter le gazole à l’aide d’un entonnoir (fait à partir d’une bouteille plastique).
Une autre possibilité est de mettre l’huile dans le réservoir chez soi, ou sur la route juste avant d’arriver à la pompe où le mélange se fera lorsque vous compléterez avec le gazole (pas recommandé si votre réservoir est quasi à sec, veillez à ce qu’il y ait encore du gazole pour éviter de rouler à 100% d’H surtout en hiver… sauf si vous avez installé un kit bi-carburation bien sûr).

Vous trouverez dans ce sujet toutes les recommandations pour mélanger de façon optimale l’huile avec le gazole.

4.a. Entretien

Lorsque vous commencez à rouler à l’huile, il est préférable d’y aller crescendo dans les proportions Huile-Gazole (ne mettez pas tout de suite le % le plus élevé d’huile) pour voir comment se comporte la voiture.
Car l’huile est plus acide que le diesel, et contient des composants (phospholipides notamment) qui peuvent obstruer les injecteurs à la longue si la filtration n’a pas été bien faite.

Préparez vous à changer votre filtre à carburant, autour de 2000km. Ne vous formalisez pas sur cette distance, c’est juste pour vous informer qu’à un moment la voiture pourra avoir moins de puissance ou broutera au démarrage. Car l’huile «décape» le réservoir et encrasse donc le filtre plus rapidement. En le changeant la voiture retrouve sa puissance.

Réaliser une vidange plus tôt est aussi recommandé, car il peut arriver que l’HV migre « vers le bas moteur des imbrûlés principalement à froid » (voir sur wikipédia). Pour plus de sécurité, nettoyer les injecteurs au cours de la même période.

Une fois que la période de «décrassage» est passée le filtre à gasoil se changera à fréquence normale, les autres entretiens également.

b. Performances

Elles sont sensiblement les mêmes. Vous pouvez voir les résultats d’une expérimentation réalisée sur des véhicules de collecte de déchets ménagers… assez positif.

De mon côté pas de différence niveau mécanique et consommation.

Le contrôle technique ne pose pas de problème la plupart du temps. Même avec un kit bi-carburation.

5. Où se procurer de l’huile ?

Les restaurants et snacks sont tenus de refiler leur huile usagée à une société spécialisée, mais il est possible que certains vous en refourguent, souvent ça les arrange, à condition que ça reste discret.

En parlant autour de vous, votre entourage aura sûrement quelques litres usagés à vous donner de temps en temps.

Des particuliers revendent de l’huile filtrée prête à l’emploi, entre 0,5€ et 0,65€ / L en général. « Officiellement » il n’y a pas d’associations spécialisées qui en revendent.

6. Légalité

Concernant la loi, l’huile végétale comme carburant est possible en France, depuis 2007, mais uniquement comme carburant agricole ou dans les véhicules de certaines collectivités territoriales ayant conclu un protocole avec le préfet et le directeur régional des douanes.
Les directives françaises et européennes sont divergentes sur ce point. Cette dernière autorisant l’utilisation d’HV.

Si vous êtes contrôlé par les gens d’armes (bien sûr c’est la 1ère fois, juste pour essayer 😉 ) : certains forums et sites évoquent une amende de classe 2 soit 35€, d’autres juste une taxe à hauteur de 0,10€ par litre d’HV. D’autres les 2, voire une amende de type 3.

Avec un sourire et un petit speech pour dire que c’est pour la bonne cause, ça devrait passer. J’ai même rencontré un gendarme qui roulait à l’huile…

Personnellement je n’ai jamais été inquiété, même quand je laissais derrière moi un belle odeur de baraque à frite ambulante.

7. Écologie

En terme de pollution, l’huile végétale n’émet pas de particules fines et pollue moins : le bilan carbone est neutre, ce qui a été capté par la plante est rejeté lors de la combustion dans le moteur, alors que le gazole extrait du sol puis brûlé relâche le carbone stocké depuis des millions d’années.
Le rendement énergétique des huiles est environ 5 fois plus important que celui du diesel, et le bilan gaz à effet de serre est 5 fois moins important pour les huiles par rapport au diesel.
Voici une synthèse d’un rapport de l’ADEME, et un autre bilan.

8. Autre utilisation de l’HV :

L’huile végétale peut aussi être utilisée pour des chaudières, en vidéo et en pratique.

9. Autres alternatives :

a. Le moteur pantone et à injection d’eau.

b. Pour l’avenir : «l’algue verte botryococcus braunii, dont le contenu en hydrocarbures peut atteindre jusqu’à 75% du poids de la biomasse sèche.» Voici l’étude datant de 1985.

10. Histoire de carburant

Et pour aller plus loin, saviez-vous pourquoi le diesel est moins chère que l’essence ? Quand et pourquoi la France a fait du diesel son cheval de bataille ?
Et qu’à l’origine Rudolf Diesel avait baptisé son moteur «moteur à huile» ?

Petit récap’ pour la recette de la voiture à l’huile :
– récupérer et filtrer l’huile à 5 μm, voire 1 μm (obligatoire pour les voitures récentes) pour ne pas avoir de pépins ensuite.
– sans kit-bicarburation : mélanger avec le gazole, proportion en fonction de la saison et du type de votre moteur diesel.
– après les 1ers 1000km, penser à garder un filtre à gazole à portée. Vidanger et nettoyer les injecteurs plus tôt.
– respirer la bonne odeur de friture de temps à autre, et sourire pour que nos amis les gens d’armes rient.
– petit risque d’amande 🙂
– bonne action pour l’environnement et le porte monnaie.

Le site à consulter si vous vous lancez dans cette aventure huileuse : http://www.oliomobile.org/

Et pour les énergies alternatives (entre autres) : http://www.econologie.com/

Autres documents sur l’utilisation de l’huile végétale comme carburant datant de 2002 et de 2003.

J’espère vous avoir donné toutes les clés pour rhuiler, en tentant de rester objectif, même si je suis clairement pour 😉
… pour que l’information se diffuse.

Un grand MERCI à toutes celles et ceux qui ont recherchés, expérimentés, et publiés au sujet de l’huile comme carburant.

Je mets de l’huile ! Parce que dans la vie faut qu’ça glisse…

Si vous avez besoin de + de précisions ou si vous voulez réagir, ça roule !
Gardez la frite !
Blagadonf !

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